Le Bayern a dû s’incliner devant le froid réalisme du PSG (3-0) avec des buts de Alves, Cavani et Neymar. Le score est parfois trompeur car le Bayern (avec une composition étonnante alignant Süle/Martinez en charnière centrale reléguant Hummels sur le banc, avec Ribéry et Robben). Avec une nette possession (65%), 36 centre (contre 4 au PSG) et un nombre impressionnant de corners obtenus (une vingtaine pour le Bayern contre 4 au PSG) ce Bayern aura montré ses limites du moment. La méthode Ancelotti, déjà objet de vives critiques tant en interne qu’auprès des supporters, sera allègrement commentée demain outre Rhin.

Cette victoire s’est construite sur un jeu parisien manquant de sérénité parfois mais reposant sur des contres rondement menés, la technique et la vivacité de la triplette MCN faisant le reste. Alvès, servi par Neymar après avoir éliminé 5 défenseurs allemands, se retrouvait seul, abandonné par un Alaba manquant de rythme.le second but sera un modèle de contre: appel de Mbappé, servi dans la profondeur par Neymar, passe en retrait pour Cavani qui propulse le cuir en pleine lucarne. Le 3-0 viendra de Neymar himself, particulièrement opportuniste après une nouvea récital Mbappe dans la surface bavaroise…

Alors que le score n’était que de 1-0, le Bayern aurait pu revenir au score sur un missile de Javi Martinez superbement détourné par un excellent Areola. Quelques minutes plus tard, c’est Thiago Silva qui sauvait sur sa ligne une tête de Lewandowski… Ceci étant, le jeu stérile du Bayern inquiète, et ce d’autant plus que sa défense reste en plein doute avec un Neuer qui ne reviendra pas avant janvier 2018…. L’ambiance sera lourde à Munich demain et c’est l’ensemble de l’édifice qui peut vaciller, du board au staff technique, en passant par le staff médical… Le PSG allait trop vite ce soir… sans être étincelant non plus.

A noter également que le PSG alignait 4 français ce soir, comme le Bayern qui lui avait titularisé 4 allemands, pour resituer le débat des investissements dans un contexte plus objectif que ce que les dirigeants bavarois se complaisent à fustiger. Uli Hoeness ne doit pas être très vaillant ce soir. Il faut rester soudés derrière l’institution, mais c’est désormais le vestiaire qui pourrait laisser exploser sa colère et/ou son incompréhension devant les méthodes, les choix, les entrainements et les tactiques d’un Carlo Ancelotti un peu plus fragilisé après ce match qu’il annonçait comme important mais non capital. Ce qui reste à confirmer…

 

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