Les patrons Uli Hoeness et Kalle Rummenigge ont évité toute déclaration après le match. Il n’y a eu ni soutien ni critique de l’entraineur, clairement sous pression avec cette série de résultats calamiteuse. Leon Goretzka a simplement indiqués que « les patrons sont venus dans le vestiaire, mais c’était comme toujours, il n’y avait rien de spécial ». Uli Hoeness a dans un premier temps refusé de répondre aux questions des journalistes à la fin de la rencontre avant de faire une déclaration dans la soirée: « La situation n’est pas dramatique. Il y a une semaine, tout le monde disait que la Bundesliga était déjà terminée et maintenant rien ne va plus ?. Je ne comprends pas ces inquiétudes. L’important turn over est peut-être aussi une raison à cette récente méforme ». Le boss bavarois a également déclaré « Nous venons de perdre 0-3 contre  Gladbach et nous sommes 5èmes de Bundesliga à 4 points de Dortmund. Il n’y a pas d’urgence. Notre entraineur est excellent comme il l’a montré à Francfort. L’équipe est assez grande malgré quelques blessures malheureuses. je ne comprends pas les critiques de fans »…

Des déclarations soit rassurantes, soit subliminales. A écouter le boss bavarois, tout va bien (ou rien ne va mal). Le groupe est bon, la qualité de l’effectif n’est pas en cause, et l’entraineur est excellent. La saison dernière, avec une situation identique, Carlo Ancelotti avait été licencié en un temps record, l’italien ayant des leaders de vestiaire opposés à ses choix et entrainements. Le vestiaire est il avec ou contre Kovac ? Dans tous les cas, la politique de l’autruche semble avoir été choisie par celui qui a choisi Kovac (après avoir enregistré de nombreux refus d’autres premiers choix) et imposé ses orientations lors du mercato.

Ce matin, aucune remise en cause d’Uli Hoeness qui se veut rassurant : l’est il vraiment ? est il simplement convaincu lui même ? La crise couve à Munich, le Bayern ne pouvant pas se contenter de si maigres prestations sportives, standing oblige. Uli Hoeness et le board devront prendre des décisions rapides, le confortement de l’entraineur n’étant pas toujours un signe positif… pour l’intéressé.

Le Bayern va mal et il convient aujourd’hui de recadrer et de décréter la solidarité absolue… alors que certains langues se délient… Niko Kovac n’est pas le premier responsable de la situation. Il est aussi une victime, qui pourrait être broyée dans les mâchoires bavaroises dans quelques jours ou semaines.

Le plus important reste l’institution FC Bayern et tout supporter reste derrière ladite institution. Malgré cela, le mécontentement des supporters est ce matin parfaitement légitime, n’en déplaise à Uli Hoeness ou encore Joshua Kimmich. Le Bayern doit montrer autre chose, d’autres valeurs.

Dans tous les cas, les difficultés de ce Bayern ne sont pas nouvelles. Elles éclatent au grand jour, comme l’an dernier à la même époque : qu’est ce qui a changé depuis le limogeage d’Ancelotti ? Rien, Jupp Heynckes ayant été simplement l’arbre cachant la forêt.

Uli Hoeness est aujourd’hui en première ligne…

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