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NBA


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74 réponses à ce sujet

#61
Defleppard210

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Ce qui est dingue dans cette histoire, c’est l’enchaînement des événements. 10h avant, LeBron bat son record et l’éjecte du podium des meilleurs marqueurs NBA de tous les temps. Comme si Kobe était un Faust, une sorte de damné dont toute la vie a été régie pour le basket et par le basket. Et en plus, il se rendait à un match de basket. C’est tragique. Connaissant le bonhomme, si on lui avait proposé ce scénario avec cette carrière et cette fin, il aurait signé direct. Kobe, ça dépassait largement le cadre de son sport. C’est un homme qui avait des opinions, une aura, un charisme. Pour moi, Ali est le plus grand tout sport confondu. Mais dans cette catégorie des géants, on peut y placer Kobe les yeux fermés.

#62
Bobok

Bobok

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L'ironie va plus loin parce qu'il faisait précisément son come back médiatique sur le thème du passage de témoin à sa fille, elle aussi victime du crash... Qu'elle lui avait redonné le goût de regarder du basket, qu'ils analysaient les match ensemble, qu'il était son coach perso, qu'elle marchait dans ses pas...

 

Quand j'ai vu la news dimanche soir sur BUSA j'ai du la relire plusieurs fois pour vraiment imprimer. Je me suis même demandé quelques secondes si on était pas le 1er avril (!!). J'avais encore le cafard tout hier.

J'ai commencé à regarder la NBA avec les Lakers de Kobe et du Shaq avant de basculer sur les Mavs de Dirk.

Kobe fait parti de ma génération de légendes. Celles qui sont arrivées en NBA quand j'était gamin et dont j'ai pu suivre la carrière pendant 20 ans.

 

Et les légendes NBA on a l'impression de mieux les connaitre que les légendes du foot en Europe. Il y a plus d'exposition de leur vie, plus d’implication de leur part dans la vie publique, dans le business, le mécénat...  



#63
frank

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Le Basket US est très cadré bien plus que le foot, les basketteurs sont mieux éduqué beaucoup plus fin, il y a qu'à comparer avec le foot US et football Européen.

#64
Defleppard210

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Déjà ils passent tous, en général, par une case université. Kobe est passé directement du lycée à la NBA, ce qui est très rare. Suivre des cours, c’est déjà quelque chose d’énorme par rapport aux footballeurs.

#65
Wunderbern

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Déjà ils passent tous, en général, par une case université. Kobe est passé directement du lycée à la NBA, ce qui est très rare. Suivre des cours, c’est déjà quelque chose d’énorme par rapport aux footballeurs.


Passer par une université, ne veut rien dire aux USA. L'antichambre du sport professionnel aux USA, ce sont les championnats universitaires. Les universités se livrent une concurrence féroce et essayent de signer les meilleurs espoirs, qui obtiennent le statut d'étudiant. Mais même s'ils sont inscrits en biochimie ou en arts du spectacle, la plupart ne se pointent pas en cours et n'y foutent rien. De toute façon, rien que leur statut de star de basket universitaire leur ouvre plus de portes que celui d'étudiant moyen.

Après "mieux eduqués", "plus fins"... peut-être plus couverts surtout, plus contrôlés, plus maternés et aussi plus soucieux de leur image. Les USA sont beaucoup plus pudibonds et coincés que dans les pays européens. Un rien peut choquer et une phrase anodine peut vite être interprétée comme sexiste, raciste, etc, etc... Les personnalités médiatiques font très très attention à cela.

D'ailleurs, c'est ce que je trouve assez nul avec le sport US. Il n'y a pas de punchlines, les personnalités sont assez fadasses (tous gentils genre qui donnent à la Croix Rouge) , pas de vrais "bad boys"...

#66
Kast38

Kast38

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Passer par une université, ne veut rien dire aux USA. L'antichambre du sport professionnel aux USA, ce sont les championnats universitaires. Les universités se livrent une concurrence féroce et essayent de signer les meilleurs espoirs, qui obtiennent le statut d'étudiant. Mais même s'ils sont inscrits en biochimie ou en arts du spectacle, la plupart ne se pointent pas en cours et n'y foutent rien. De toute façon, rien que leur statut de star de basket universitaire leur ouvre plus de portes que celui d'étudiant moyen.

Après "mieux eduqués", "plus fins"... peut-être plus couverts surtout, plus contrôlés, plus maternés et aussi plus soucieux de leur image. Les USA sont beaucoup plus pudibonds et coincés que dans les pays européens. Un rien peut choquer et une phrase anodine peut vite être interprétée comme sexiste, raciste, etc, etc... Les personnalités médiatiques font très très attention à cela.

D'ailleurs, c'est ce que je trouve assez nul avec le sport US. Il n'y a pas de punchlines, les personnalités sont assez fadasses (tous gentils genre qui donnent à la Croix Rouge) , pas de vrais "bad boys"...

+1. La NBA a un total controle sur la comm' des joueurs.



#67
frank

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Tu compares Tony Parker Boris Diaw ils ont pas fait d'Universités Américaine, c'est autre chose que beaucoup footballeur, je suis pas étonné quand jetais à l'école les basketteurs généralement étaient des gars très posé, en revanche le foot cetait l'inverse pas mal de cassos faut dire la vérité, le basket faisait un style bourgeois comme sport je parle de la France surtout, le sport de voyous aux states c'est le foot US la tu as vraiment des pétés du casque. Pour revenir au Basket en France beaucoup de jeunes qui jouait a ce sport ont fait de meilleur "étude" que pas mal de footballeur.

#68
SMaier

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Passer par une université, ne veut rien dire aux USA. L'antichambre du sport professionnel aux USA, ce sont les championnats universitaires. Les universités se livrent une concurrence féroce et essayent de signer les meilleurs espoirs, qui obtiennent le statut d'étudiant. Mais même s'ils sont inscrits en biochimie ou en arts du spectacle, la plupart ne se pointent pas en cours et n'y foutent rien. De toute façon, rien que leur statut de star de basket universitaire leur ouvre plus de portes que celui d'étudiant moyen.

Après "mieux eduqués", "plus fins"... peut-être plus couverts surtout, plus contrôlés, plus maternés et aussi plus soucieux de leur image. Les USA sont beaucoup plus pudibonds et coincés que dans les pays européens. Un rien peut choquer et une phrase anodine peut vite être interprétée comme sexiste, raciste, etc, etc... Les personnalités médiatiques font très très attention à cela.

D'ailleurs, c'est ce que je trouve assez nul avec le sport US. Il n'y a pas de punchlines, les personnalités sont assez fadasses (tous gentils genre qui donnent à la Croix Rouge) , pas de vrais "bad boys"...


+1, un des derniers bad boys en NBA c’était Dennis Rodman et ça fait un moment qu’il est à la retraite 😂

#69
asmadcityac

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Tu compares Tony Parker Boris Diaw ils ont pas fait d'Universités Américaine, c'est autre chose que beaucoup footballeur, je suis pas étonné quand jetais à l'école les basketteurs généralement étaient des gars très posé, en revanche le foot cetait l'inverse pas mal de cassos faut dire la vérité, le basket faisait un style bourgeois comme sport je parle de la France surtout, le sport de voyous aux states c'est le foot US la tu as vraiment des pétés du casque. Pour revenir au Basket en France beaucoup de jeunes qui jouait a ce sport ont fait de meilleur "étude" que pas mal de footballeur.

C'est logique ce que tu dis. Mais cela n'est pas dû aux valeurs du sport. C'est simplement qu'on a énormément plus de licenciés au football en France que de Basket. 2,2M au football contre 661 000 au Basket. Il y a donc largement plus de chances de tomber sur des cas dans le premier sport que dans le second. Tu prends l'exemple de Parker et Diaw, mais on peut largement trouver des footballeurs au moins aussi classes et courtois et qui ont même fait plus d'études. Ne serait-ce qu'un gars comme Habib Beye, il est au-dessus des deux je trouve en classe. Un gars comme Boumsong a un deug en math informatique... Bref on pourrait continuer comme ça longuement.

Le seul problème  c'est que comme le foot est plus populaire, on met plus en avant ce qui fait le buzz et ce que les gens aiment par dessus-tout, ben c'est les jackys qui parlent mal et qui sont mal élevés. Et les gens aiment pouvoir dire que les footballeurs ne sont que des petits c... sans cervelle qui courent après un ballon mais qui touchent des millions pour cela. Faut pas tomber dans ce piège!



#70
frank

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C'est logique ce que tu dis. Mais cela n'est pas dû aux valeurs du sport. C'est simplement qu'on a énormément plus de licenciés au football en France que de Basket. 2,2M au football contre 661 000 au Basket. Il y a donc largement plus de chances de tomber sur des cas dans le premier sport que dans le second. Tu prends l'exemple de Parker et Diaw, mais on peut largement trouver des footballeurs au moins aussi classes et courtois et qui ont même fait plus d'études. Ne serait-ce qu'un gars comme Habib Beye, il est au-dessus des deux je trouve en classe. Un gars comme Boumsong a un deug en math informatique... Bref on pourrait continuer comme ça longuement.
Le seul problème c'est que comme le foot est plus populaire, on met plus en avant ce qui fait le buzz et ce que les gens aiment par dessus-tout, ben c'est les jackys qui parlent mal et qui sont mal élevés. Et les gens aiment pouvoir dire que les footballeurs ne sont que des petits c... sans cervelle qui courent après un ballon mais qui touchent des millions pour cela. Faut pas tomber dans ce piège!

Tu as raison aussi le nombre est pas synonyme de qualité.

#71
Ottway

Ottway

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Passer par une université, ne veut rien dire aux USA. L'antichambre du sport professionnel aux USA, ce sont les championnats universitaires. Les universités se livrent une concurrence féroce et essayent de signer les meilleurs espoirs, qui obtiennent le statut d'étudiant. Mais même s'ils sont inscrits en biochimie ou en arts du spectacle, la plupart ne se pointent pas en cours et n'y foutent rien. De toute façon, rien que leur statut de star de basket universitaire leur ouvre plus de portes que celui d'étudiant moyen.

Après "mieux eduqués", "plus fins"... peut-être plus couverts surtout, plus contrôlés, plus maternés et aussi plus soucieux de leur image. Les USA sont beaucoup plus pudibonds et coincés que dans les pays européens. Un rien peut choquer et une phrase anodine peut vite être interprétée comme sexiste, raciste, etc, etc... Les personnalités médiatiques font très très attention à cela.

D'ailleurs, c'est ce que je trouve assez nul avec le sport US. Il n'y a pas de punchlines, les personnalités sont assez fadasses (tous gentils genre qui donnent à la Croix Rouge) , pas de vrais "bad boys"...

 

 

Passer par la NCAA n'est plus un pré-requis pour attérir dans la NBA mais disons qu'un Final Four, ça claque dans la carte de visite.

De plus en plus d'agents connectés sur la ligue Européenne arrivent à influencer les DG de clubs NBA de nos jours.

Mais plus de 80% des joueurs en NBA proviennent encore d'une université de NCAA.

 

Il faut savoir que la NCAA reverse aux Universités une enveloppe totale d'environ 3.5 Milliards $ pour les "athletics scholarships".

C'est deux fois le budget total de fonctionnement des universités Francaises !

 

Tu peux voir la répartition par sport et par division ici :  http://www.scholarsh...ncaalimits.html

En pratique, une université avec un programme Basket élite en NCAA I, disons Duke ou Gonzaga, peut allouer en 2019-2020 jusqu'à un maximum de 13 bourses athlétiques. Il faut comprendre que peu sont des bourses complètes : la moyenne des bourses est de 14,000$ quand le cout annuel varie de 10 ... à plus de 55,000$ 

(et on ne parle ici que du cout d'inscription)

 

Il faut comprendre que la participation d'une université au March Madness (et encore plus au final four) détermine le montant total reversé par la NCAA à l'université.

 

Prends l'exemple des Villanova Wildcats.

C'est un des 5 meilleurs programme de basket de la région de Philadelphie (avec Temple et La Salle). Ils ont gagné le Final four en 2016 et en 2018.

Tu peux etre sur que les montants reversés par la NCAA permettent en 2019-2020 à Villanova, non seulement de financer le programme de basket, mais aussi d'autres programmes (sportifs ou autres)

Donc, oui, les programmes sont en compétition féroce - mais c'est pour le bien du plus grand nombre.

 

Est ce que la monétisation extrème du sport pratiqué par des amateurs est le problème ?

Je serais d'accord avec toi s'il n'y avait pas, partout en Europe, des scandales de faux diplomes qui font surface ici et là.

Et puis il faut comprendre que les logiques de developpement personnel sont très différentes :

En Europe, la pratique du sport élite se fait via les clubs civils. Aux USA, cela se fait dans les High Schools.

 

Et ça cree un tissu social très différent.

Je suis plus familier avec la NCAA football :

mon frere a eu une invitation au camp de selection de Michigan State, dirigé à l'époque par Nick Saban (1997). Le campus de Michigan State se trouve à Lansing.

Lansing, c'est une vieille ville industrielle qui ne vibre que pour ses "Spartans" de Michigan state.

Alors peu importe le programme : de Freshman à Senior, impossible de ne pas etre marqué à vie par ces 4-5 années, par son Alma mater et par sa ville d'adoption.

 

Pour un jeune surdoué athétiquement et sportivement, c'est une opportunité de gravir l'échelle sociale qu'il n'aurait pas nécessairement en Europe.

Parce qu'on le veuille ou non, la vie en campus c'est quand meme plus aisé et motivant que la vie dans une cité.


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#72
Wunderbern

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Passer par la NCAA n'est plus un pré-requis pour attérir dans la NBA mais disons qu'un Final Four, ça claque dans la carte de visite.
De plus en plus d'agents connectés sur la ligue Européenne arrivent à influencer les DG de clubs NBA de nos jours.
Mais plus de 80% des joueurs en NBA proviennent encore d'une université de NCAA.

Il faut savoir que la NCAA reverse aux Universités une enveloppe totale d'environ 3.5 Milliards $ pour les "athletics scholarships".
C'est deux fois le budget total de fonctionnement des universités Francaises !

Tu peux voir la répartition par sport et par division ici : http://www.scholarsh...ncaalimits.html
En pratique, une université avec un programme Basket élite en NCAA I, disons Duke ou Gonzaga, peut allouer en 2019-2020 jusqu'à un maximum de 13 bourses athlétiques. Il faut comprendre que peu sont des bourses complètes : la moyenne des bourses est de 14,000$ quand le cout annuel varie de 10 ... à plus de 55,000$
(et on ne parle ici que du cout d'inscription)

Il faut comprendre que la participation d'une université au March Madness (et encore plus au final four) détermine le montant total reversé par la NCAA à l'université.

Prends l'exemple des Villanova Wildcats.
C'est un des 5 meilleurs programme de basket de la région de Philadelphie (avec Temple et La Salle). Ils ont gagné le Final four en 2016 et en 2018.
Tu peux etre sur que les montants reversés par la NCAA permettent en 2019-2020 à Villanova, non seulement de financer le programme de basket, mais aussi d'autres programmes (sportifs ou autres)
Donc, oui, les programmes sont en compétition féroce - mais c'est pour le bien du plus grand nombre.

Est ce que la monétisation extrème du sport pratiqué par des amateurs est le problème ?
Je serais d'accord avec toi s'il n'y avait pas, partout en Europe, des scandales de faux diplomes qui font surface ici et là.
Et puis il faut comprendre que les logiques de developpement personnel sont très différentes :
En Europe, la pratique du sport élite se fait via les clubs civils. Aux USA, cela se fait dans les High Schools.

Et ça cree un tissu social très différent.
Je suis plus familier avec la NCAA football :
mon frere a eu une invitation au camp de selection de Michigan State, dirigé à l'époque par Nick Saban (1997). Le campus de Michigan State se trouve à Lansing.
Lansing, c'est une vieille ville industrielle qui ne vibre que pour ses "Spartans" de Michigan state.
Alors peu importe le programme : de Freshman à Senior, impossible de ne pas etre marqué à vie par ces 4-5 années, par son Alma mater et par sa ville d'adoption.

Pour un jeune surdoué athétiquement et sportivement, c'est une opportunité de gravir l'échelle sociale qu'il n'aurait pas nécessairement en Europe.
Parce qu'on le veuille ou non, la vie en campus c'est quand meme plus aisé et motivant que la vie dans une cité.

Il y a certains cas de joueurs qui sont passés directement en NBA sans passer par la case NCAA et puis il y a le cas des joueurs étrangers qui bien souvent ont déjà joué dans un club dans leur pays d'origine. Mais bon, le championnat universitaire est quand même le "centre de formation" n°1 aux USA. Enfin, un peu "plus" qu'un centre de formation puisque vu son engouement, il fait office à la fois de 2. Division, d'Europa League, de Coupe du monde des espoirs... en même temps.

Après, ce n'est absolument pas comparable avec ce qui se passe en Europe. Et difficilement projetable chez nous. Ce n'est pas juste dû au fait que le sport s'articule chez nous autour du milieu associatif et pas autour des universités comme aux USA mais aussi parce qu'en Europe, on n'a pas la même conception de l'université. En Europe, les universités sont principalement financées par les fonds publics... ce qui veut dire pas grand chose dans le cas d'une université parisienne reconnue et quasiment que dalle pour une université de province (je n'ajoute pas "peu connue" puisque une université de province est par définition "peu connue"). L'inscription y est quasiment gratuite et dépend pour certaines du dossier scolaire. Aux USA, les universités n'ont de publiques que le nom puisqu'elles sont en grande partie financées par de différentes entreprises, mécènes and co. Évidemment, briller en sport est aussi un moyen d'attirer de nouveaux sponsors et aussi pour les sponsors de valoriser leur image. Bref, un vrai business quoi. Par contre, le ticket d'entrée pour entrer dans ces universités, ce sont moins les notes (qui sont pas loin d'être une blague quant à ce que cela représente dans le programme scolaire pré universitaire) que les droits d'entrée ("fees"). Et là, ça coûte une blinde. Mais une vraie hein. Donc évidemment, ça avantage les fils à papa, les mecs qui ont des sponsors parce qu'ils veulent faire des études qui peuvent rapporter gros, les mecs qui s'endettent sur X années mais qui sont sûrs de faire le travail qui va rembourser ces coûts et les doués en sport, qui grâce à leurs performances, obtiennent une bourse - bien souvent pour participer à la renommée de leur université.

Bref, les études sont réservées à une élite. Et effectivement quand on y entre, on accède à un autre niveau social où bien souvent la couleur de peau ou l'origine n'ont plus beaucoup d'importance. Mais qui dit élite, dit minorité et qui dit minorité, dit beaucoup de gens sur le carreau. Donc si tu es pas très riche, que tu as pas papa qui a un compte en banque en béton et que tu es mauvais en sport, c'est grillé. C'est la reproduction sociale de Bourdieu mais version hardcore (Mais bon c'est un autre débat).

C'est pour ça que le système est difficilement transposable chez nous. Il faudrait déjà que l'on change le système des universités et même qu'on concoive l'éducation de manière totalement différente. Mais je pense que c'est totalement impossible. Petit un, à cause de l'idée d'égalité des chances qui nous tient à coeur (même si on peut arguer qu'il n'est pas si égalitaire que ça en réalité - peu importe, l'idée est censée l'être). Le système universitaire US n'est absolument pas basée sur l'égalité des chances, mais sur une forme de compétition/réussite sans fard. Petit deux, parce que qu'importe la réforme, que ce soit pour modifier les critères d'obtention de chambre u ou le menu du resto u, on sait que tout ça se finit avec des étudiants dans la rue qui crient "Machin, t'es foutu, les étudiants sont dans la rue" et AG demain à 14 heures dans l'amphi A... donc, toucher aux universités, faut oublier (je pourrai dire aux retraites, à l'âge de la retraite, au statut des travailleurs de la RATP, aux taxis, aux... bon, j'arrête là)

Bref, au final, chez nous, ça se passera toujours par les centres de formation des clubs pro après avoir fait ses classes dans les petites équipes locales... et qu'importe si on n'a même pas réussi à avoir un CAP...

#73
Ottway

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Bref, au final, chez nous, ça se passera toujours par les centres de formation des clubs pro après avoir fait ses classes dans les petites équipes locales... et qu'importe si on n'a même pas réussi à avoir un CAP...

 

Environ 1 joueur sur 5 en NBA n'est pas passé par la NCAA

Le modele NCAA n'est pas importable en Europe - question de moyen et question de culture.

 

Mais ce que tu racontes au sujet des universités (Europe vs US) est une caricature :

 

- L'élite à un prix - en Europe comme aux USA.

Un MBA à la London Business School ou à l'INSEAD coutera largement plus de 50,000 euros en frais d'inscription et environ 30,000 pour HEC Paris.

Harvard ou Wharton te couteront environ 10,000 euros de plus.

Cela dit, les prets etudiants sont accéssibles facilement et à taux réduits (sans parler du programme de bourse) de sorte que financer ces études aux USA peut se réveler moins galère au final.

Autre point important à considérer : bon nombre de programmes sont disponibles en cursus long (à temps partiel) grace aux horaires du soir (entre 18h et 22h) que la plupart des universités US offrent. Ca permet d'avoir un emploi à temps plein de jour en parralèle.

 

- L'élite ce n'est pas la majorité. Tu as un grand nombre de programmes universitaires US largement accéssibles - à moins de 6,000$ annuel.

C'est 7 fois plus que, disons 1 année licence à Paris Dauphine -

mais on ne se racontera pas d'histoire :

financer ton budget annuel total à Paris Dauphine, avec un programme d'étude à temps plein, ca va etre galère si tu viens d'un milieu modeste et que tu n'es pas boursier ... Et au final, ton programme à 6000$ sera plus reconnu internationalement - et parfois meme localement  :)

A Mc Gill, j'ai cotoyé des étudiants venant de Texas A&M, de California State ou de Louisiana State qui venaient d'un de ces programmes. 

Beaucoup d'étudiants n'ayant pas accès à un scholarships completent un programme pour passer le concours d'une association professionnelle.

 

En résumé, si tu fais une formation doctorante dans un programme élite, type Université de Chicago, Columbia, John Hopkins ou Harvard,

c'est sur que ça va te couter une blinde comme tu dis. Mais pas beaucoup plus que dans un programme élite en Europe.

Et l'université US à plusieurs avantages que je n'ai pas trouvé en Europe :

- On peut y accéder grace à un programme diplomant grace à un programme de pret/bourse très élaboré (pour les résidents US)

- Elle est pensée en fonction du marché du travail : Tu peux faire une formation diplomante en cours du soir si tu as un emploi à temps plein.

Ou encore, interrompre ta formation pour aller sur le marché du travail quelques années et la reprendre ensuite (fréquent chez les athlètes professionnels)

- Tu peux configurer ta formation académique au rythme qui te convient (les cours sont concus sur une base semestrielle, voire trimestrielle) et le fait de prendre un trimestre "off" ne gache pas ton année complète. 

- Le diplome universitaire, meme obtenu d'une université moins en demande, te qualifie quand meme pour les concours des associations professionnelles.

- Et le sport dans tout ça ? c'est incomparable. Par exemple, dans la NCAA football div 1, le jeune sophomore (2e année) va évoluer tous les samedi devant des foules allant de 30,000 à 110,000 spectateurs et avec une couverture médiatique de tous les réseaux de sports. Idem au basket, (de 5 à pres de 20,000 par match)

 

Conclusion :

Aucun système d'enseignement n'est basé sur l'égalité des chances. L'égalité ne veut rien dire en matière d'éducation.

Mais si tu as les aptitudes requises, intellectuelles, athlétiques ou artistiques, le modèle US est moins élitiste que tout ce que j'ai vu en France, en Suisse et en GB.

 

Par contre, la ou je te rejoins, c'est que ce modèle n'est pas transposable en Europe.

En Europe, un jeune athlète doué pour la pratique d'un sport à un niveau élite sera pris en charge par le centre de formation d'un club.


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#74
Wunderbern

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Environ 1 joueur sur 5 en NBA n'est pas passé par la NCAA
Le modele NCAA n'est pas importable en Europe - question de moyen et question de culture.
 
Mais ce que tu racontes au sujet des universités (Europe vs US) est une caricature :
 
- L'élite à un prix - en Europe comme aux USA.
Un MBA à la London Business School ou à l'INSEAD coutera largement plus de 50,000 euros en frais d'inscription et environ 30,000 pour HEC Paris.
Harvard ou Wharton te couteront environ 10,000 euros de plus.
Cela dit, les prets etudiants sont accéssibles facilement et à taux réduits (sans parler du programme de bourse) de sorte que financer ces études aux USA peut se réveler moins galère au final.
Autre point important à considérer : bon nombre de programmes sont disponibles en cursus long (à temps partiel) grace aux horaires du soir (entre 18h et 22h) que la plupart des universités US offrent. Ca permet d'avoir un emploi à temps plein de jour en parralèle.
 
- L'élite ce n'est pas la majorité. Tu as un grand nombre de programmes universitaires US largement accéssibles - à moins de 6,000$ annuel.
C'est 7 fois plus que, disons 1 année licence à Paris Dauphine -
mais on ne se racontera pas d'histoire :
financer ton budget annuel total à Paris Dauphine, avec un programme d'étude à temps plein, ca va etre galère si tu viens d'un milieu modeste et que tu n'es pas boursier ... Et au final, ton programme à 6000$ sera plus reconnu internationalement - et parfois meme localement  :)
A Mc Gill, j'ai cotoyé des étudiants venant de Texas A&M, de California State ou de Louisiana State qui venaient d'un de ces programmes. 
Beaucoup d'étudiants n'ayant pas accès à un scholarships completent un programme pour passer le concours d'une association professionnelle.
 
En résumé, si tu fais une formation doctorante dans un programme élite, type Université de Chicago, Columbia, John Hopkins ou Harvard,
c'est sur que ça va te couter une blinde comme tu dis. Mais pas beaucoup plus que dans un programme élite en Europe.
Et l'université US à plusieurs avantages que je n'ai pas trouvé en Europe :
- On peut y accéder grace à un programme diplomant grace à un programme de pret/bourse très élaboré (pour les résidents US)
- Elle est pensée en fonction du marché du travail : Tu peux faire une formation diplomante en cours du soir si tu as un emploi à temps plein.
Ou encore, interrompre ta formation pour aller sur le marché du travail quelques années et la reprendre ensuite (fréquent chez les athlètes professionnels)
- Tu peux configurer ta formation académique au rythme qui te convient (les cours sont concus sur une base semestrielle, voire trimestrielle) et le fait de prendre un trimestre "off" ne gache pas ton année complète. 
- Le diplome universitaire, meme obtenu d'une université moins en demande, te qualifie quand meme pour les concours des associations professionnelles.
- Et le sport dans tout ça ? c'est incomparable. Par exemple, dans la NCAA football div 1, le jeune sophomore (2e année) va évoluer tous les samedi devant des foules allant de 30,000 à 110,000 spectateurs et avec une couverture médiatique de tous les réseaux de sports. Idem au basket, (de 5 à pres de 20,000 par match)
 
Conclusion :
Aucun système d'enseignement n'est basé sur l'égalité des chances. L'égalité ne veut rien dire en matière d'éducation.
Mais si tu as les aptitudes requises, intellectuelles, athlétiques ou artistiques, le modèle US est moins élitiste que tout ce que j'ai vu en France, en Suisse et en GB.
 
Par contre, la ou je te rejoins, c'est que ce modèle n'est pas transposable en Europe.
En Europe, un jeune athlète doué pour la pratique d'un sport à un niveau élite sera pris en charge par le centre de formation d'un club.


Attention, je n'ai jamais dit que l'égalité des chances existe. Si c'était le cas, je crois que le système éducatif français ne soulèverait aucune critique (et la société française en général). Tout le monde sait que de facto, toutes les universités ne sont pas au même niveau, que les frais d'inscription ne sont pas les mêmes entre une grande école et une université des sciences sociales lambda et enfin que les diplômes n'ont pas la même valeur, selon où tu l'as obtenu. Déjà, rien que la différence "Paris vs province" joue énormément. On notera d'ailleurs que la plupart des grandes écoles se trouvent... à Paris. Autant dire que selon ta situation géographique, ben tu n'es pas logé à la même enseigne.

Ensuite, évidemment que j'ai présenté cela de manière caricaturale. Tout cela est plus complexe. Les formations les plus reconnues (grandes écoles, Sup de Co, etc, etc...) ont un coût qui n'est pas accessible par tous. Mais là, ce sont des exceptions notables dans le paysage français, largement acceptées par tous (réminiscence de la tradition aristocratique française?) et qui souffrent assez peu des critiques, problèmes, thématiques... liés à l'enseignement supérieur français. Autant les étudiants sont prêts à descendre dans la rue pour la moindre réforme concernant l'université (notamment les questions de coût), autant jamais personne ne s'est jamais offusqué des coûts de ces grandes écoles... ou du fait qu'elles se situent pour la plupart à Paris. Mais sorti de ce milieu élitiste, on nage quand même dans un univers franchement accessible. Suivre un cursus dans une université de province, ça coûte quand même pas grand chose et surtout, c'est quand même très facilement remboursé entre les différentes bourses et autres aides allouées aux étudiants. C'est presque la solution de facilité: tu as le bac (comme 80% des lycéens francais), t'as pas réussi à avoir une place en BTS ou dans un IUT? Inscris-toi en psycho ou socio! Évidemment, ça vaut rien comme diplôme mais bah, bac+3, ça permet de tenter des concours... Donc ça coûte rien, mais ça vaut aussi rien. Mais d'un autre côté, l'université aussi, dans un sens, elle ne vaut pas grand chose non plus. Donc, imaginer qu'elle puisse se lancer dans des programmes de formation de sportifs, c'est totalement illusoire. Déjà que certaines universités n'ont même pas le budget pour rénover certains amphis...

Alors, rien à voir avec le système américain. Il y a une réelle compétitivité entre les universités et celles-ci sont élitistes. Élitistes dans le sens où tu rentres pas comme ça avec juste un bac en poche et des frais qui vont être souvent remboursés sans trop de problèmes. Alors oui, tu as des cursus à 6000$ aux USA. C'est pas tant que ça. Sauf que c'est quand même 6000$. Qui serait prêt à payer cela en France? Personne. La preuve: chaque projet de réforme concernant l'université, notamment les frais et modalités d'inscription ou le principe de concurrence entre les universités, envoie les étudiants dans la rue: on ne touche à la "gratuité" du savoir! Qu'importe si cette "gratuité" fabrique des thésards qui pointent à Pôle emploi...

Après, sans trop vouloir juger cela, on sait aussi qu'en France, on est surtout une "réseaucratie" et qu'au final, les diplômes, tout ça, limite c'est secondaire. Disons qu'il faut surtout connaître des gens. D'ailleurs, je ne sais pas combien de mecs rentrent en IUT juste avec leur dossier scolaire... même les concours internes sont souvent des tartufferies. Les américains ont au moins l'avantage de poser ça très clairement: tu raques, tu vas dans les meilleures écoles; en France: c'est tu raques, tu vas dans les meilleures écoles, mais on va dire que tout le monde peut le faire, que tous les diplômes se valent et que de toute façon, arrête d'ergoter, tout le monde sait que tu connais le recteur de l'académie de Montpellier qui va te trouver une place au rectorat...

Pour en revenir au sport, il paraît bien illusoire d'appliquer le système américain universitaire, de part, le fonctionnement même de nos universités. Ensuite, bah, c'est bien le système associatif... ça permet à certains de s'en mettre plein les fouilles. C'est très culturel ça.

#75
Ottway

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A la base, le plus grand écart entre "les deux mondes" se situe vraiment au niveau des mentalités.

 

A un jeune gamin qui tombe de bicyclette à sa 1ere tentative, la maman américaine dira "pleure pas, tu rééssayeras"

La mère Michel elle dira plutot : "arrete de pleurnicher, je t'avais dis de ne pas monter tout seul"  :)


Once more into the fray...
Into the last good fight I'll ever know...
Live and die on this day...
Live and die on this day.




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