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Les 100 meilleurs joueurs allemands de l'histoire


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90 réponses à ce sujet

#21
Kast38

Kast38

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Je te rassure, rien à voir avec 2006 (puisque leur victoire finale est méritée ou en tout cas, pas imméritée). C'est juste que je n'aime vraiment pas la Squadra Azzurra , le football "je-me-roule-par-terre-en-hurlant-à-la-mort", avec autant de fantaisie que des matons gardant la porte d'entrée de la Santé et des buteurs qui célèbrent l'unique but de leur rencontre, comme s'ils avaient vaincu les Huns, les Hittites et les Monstroplantes en même temps. Autant j'adore la culture italienne, autant je déteste la culture italienne du football  :D

Comme je suis d'origine italienne, je suis forcément partial et je peux prendre du plaisir devant une équipe qui sait bien défendre. Le football italien a toujours été mal aimé par rapport à ceux d'Espagne, d'Allemagne, des Pays-Bas ou d'Angleterre. Ils ont longtemps joué avec leurs caractéristiques et ont développé leurs propres armes. Beaucoup de stéréotypes sont tenaces mais au moins le football italien ne peut laisser pas indifférent car il a énormément apporté au football, surtout par la quantité de bons coachs qu'il a généré.

De plus, le football italien actuel n'est plus celui des années 1960 (le catenaccio a été inventé par un argentin) et je ne crois pas que des joueurs comme Baggio ou Pirlo rentrent dans la catégorie de ceux qui se roulent par terre sans fantaisie. C'est comme si je disais que Götze était un bourrin juste par ce qu'il est allemand. 

Après, chacun ses goûts et ses choix, je respecte. 

Mais ne t'inquiète pas, il n'y aura pas de grande Squadra Azzura en 2016, il y a un gros creux générationnel (+ d'énormes problèmes structurels) et Balotelli n'aura aucune chance de trouer Manu cette année. S'ils vont en 1/4, ce sera déjà très bien compte tenu du groupe dans lequel ils sont. 



#22
Wunderbern

Wunderbern

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Comme je suis d'origine italienne, je suis forcément partial et je peux prendre du plaisir devant une équipe qui sait bien défendre. Le football italien a toujours été mal aimé par rapport à ceux d'Espagne, d'Allemagne, des Pays-Bas ou d'Angleterre. Ils ont longtemps joué avec leurs caractéristiques et ont développé leurs propres armes. Beaucoup de stéréotypes sont tenaces mais au moins le football italien ne peut laisser pas indifférent car il a énormément apporté au football, surtout par la quantité de bons coachs qu'il a généré.

De plus, le football italien actuel n'est plus celui des années 1960 (le catenaccio a été inventé par un argentin) et je ne crois pas que des joueurs comme Baggio ou Pirlo rentrent dans la catégorie de ceux qui se roulent par terre sans fantaisie. C'est comme si je disais que Götze était un bourrin juste par ce qu'il est allemand. 

Après, chacun ses goûts et ses choix, je respecte. 

Mais ne t'inquiète pas, il n'y aura pas de grande Squadra Azzura en 2016, il y a un gros creux générationnel (+ d'énormes problèmes structurels) et Balotelli n'aura aucune chance de trouer Manu cette année. S'ils vont en 1/4, ce sera déjà très bien compte tenu du groupe dans lequel ils sont. 

Ouais, je sais j'ai beaucoup de potes d'origine italienne qui ne sont pas non plus très partiaux lol.

 

Sinon, oui, c'est sûr que le football italien a généré énormément d'excellents joueurs (Rivera, Mazzola, Facchetti, Maldini, Baggio, etc, etc...) et entraîneurs (Sacchi en tête...) et que ce n'est plus l'infect catenaccio de l'Inter Milan de Herrera. Mais quand même, il y a une culture tactique qui reste très rigoureuse et qui a franchement du mal à être fantaisiste (ce qui est leur force d'ailleurs). D'ailleurs, énormément d'excellents joueurs offensifs, mais pour la plupart d'entre eux, leur carrière en sélection a toujours été branchée sur de l'alternatif et laisse souvent un goût d'inachevé, en fonction des choix de jeu et des choix des entraîneurs. Des joueurs comme Rivera, Totti, Baggio, Del Piero, Rossi... on a toujours l'impression qu'ils n'ont pas donné leur pleine mesure en sélection. Et c'est pire pour des Vialli, Vieri, Cassano, Balotelli... (bon là, c'est le niveau en-dessous aussi). Toujours cette impression que les italiens qui réussissent en sélection, ce sont surtout des "underdogs" comme Schillacci, Grosso, Materazzi...

 

Après, depuis 2006, ils sont dans un trou noir les italiens. 2006, champions du monde, mais avec une équipe de trentenaires et de joueurs expérimentés... derrière, il n'y a rien eu. Prandelli a essayé de "révolutionné" le jeu en proposant un jeu plus sexy et plus offensif, mais avec des boulets comme Balotelli ou Cassano, qui ont un côté "ingérable" ou d'autres comme Montolivo qui se blesse avant les tournois... ça a fait une finale capillo-tracté à l'Euro 2012 et un retour sur terre en 2014. Disons qu'une équipe qui ne tient que par ses défenseurs Bonucci-Chiellini et des milieux centenaires au milieu genre Pirlo-De Rossi , voilà quoi...



#23
Kast38

Kast38

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Oui, je comprends ton point de vue. En ce moment, ils ont du mal à vendre du rêve, que ce soit en clubs ou en sélection et la façon dont est gérée ce football depuis une dizaine d'année est désespérante. 2012 a peut-être été le chant du cygne. Aujourd'hui, aucun joueur de la sélection n'est dans les tops mondiaux (je mets à part Buffon car il est sur la fin), toute la défense est vieillissante ; en attaque, c'est le néant absolu en ce moment et au milieu, Verratti n'a toujours pas confirmé en sélection. 

 

Oui, la sélection italienne a érigé la rigueur tactique en un art et a souvent été ultra-réaliste. Néanmoins, on peut émettre la même critique pour l'Allemagne (moins tactique mais plus physique fût un temps) mais force est de constater que ces deux pays sont dans le tops 3 all-time des pays de football (Brésil 1, Allemagne 2, Italie 3). 

On ne gagne pas une coupe du monde avec des notes artistiques sinon les Pays-Bas et le Brésil en auraient chacun 2 de plus. Perso, c'est ce que j'aime dans le football : la diversité des footballs selon la culture locale, les oppositions de style. RFA-Italie 70 n'a-t-il pas été l'un des plus beaux matchs de Coupe du Monde de tous les temps ?

 

Mais bon, à part te présenter une très belle italienne, je crois que j'aurai du mal à te faire aimer cette sélection :D



#24
Angelus

Angelus

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Attention, on arrive dans le top 50. 

 

50. Klaus Fischer

 

Deuxième meilleur buteur de l'histoire de la Bundesliga avec 182 réalisations, Klaus Fischer aimait marquer si possible de façon spectaculaire. En 20 ans de carrière, passées majoritairement à Schalke 04, l'attaquant aura mis sa dose de beaux buts. Son geste préféré ? La bicyclette. Il est l'un des footballeurs à l'avoir le mieux maîtrisé, et les Français le savent mieux que personne. En 1982, lors de la tragédie de Séville, il marqua dans les arrêts de jeu de cette manière. Mais c'est un autre retourné qui aura valu à Klaus Fischer le prix du plus beau but allemand du XXe siècle, celui inscrit lors d'un match amical entre l'Allemagne et la Suisse en 1977. Le musée du football allemand, récemment ouvert à Dortmund, rend d'ailleurs hommage à ce fameux but. Les visiteurs peuvent s'allonger sur un meuble, mettre leurs jambes en ciseaux et se faire prendre en photo dans cette position. Klaus Fischer s'est lui-même déplacé de Gelsenkirchen, où il vit encore aujourd'hui avec sa femme, pour inaugurer l’installation. Tout sourire, l'ancien joueur s'est même prêté à une séance photo prouvant qu'à bientôt 70, il n'avait rien perdu de sa souplesse. SS
 

49. Lukas Podolski

 

Lukas Podolski et Cologne, c'est l'amour véritable. Rarement un joueur aura autant été identifié à une ville, et vice-versa. Durant sa carrière, «  Prinz Poldi  » aura connu Munich, Londres et Istanbul, ce qui ne l'a jamais empêché de retourner dès qu'il le pouvait dans la cité rhénane. Certains parleront d'attachement fort, d'autres de mal du pays. Quoi qu'il en soit, Poldi est un homme qui marche à l'affectif. Donnez lui de l'amour, il vous le rendra au centuple. Et ça, Joachim Löw l'a bien compris. Bien qu'auteur de statistiques plus que correctes en équipe nationale (48 buts en 126 sélections à l'heure actuelle), voilà un moment que Lukas Podolski n'est que l'ombre de lui-même avec la Nationalmannschaft. Pas grave, sa bonne humeur et son abnégation restent essentielles à un groupe. Tant qu'il jouera au ballon, Podolski sera appelé pour défendre sa patrie. À moins qu'il décide d'arrêter la sélection pour se consacrer à un ultime baroud d'honneur en faveur de «  son  » 1.FC Cologne. Car pour «  Wukasch  » , entendre le public du RheinEnergieSTADION scander «  LU-LU-LU, LU-KAS PODOLSKI » , ça n'a pas de prix... AF

 

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48. Thomas Häßler

 

Du haut de son mètre 66, Thomas Häßler n’a jamais été très à l’aise dans les grands ensembles, du moins en club. Pas de Bayern pour lui, un passage tronqué au Borussia Dortmund, barré par Möller, et en pleine période «  dolce vita  » post Mondial 90, il n’a tenu qu’un an à la Juve; mais trois à la Roma. Son truc à lui, c’était de jouer à David contre Goliath: Köln, Karlsruher, Munich 1860, se battre pour exister. Du coup, Icke - surnommé ainsi à cause de son «  ich  » avec l’accent berlinois - n’a gagné aucun titre en club. Heureusement, il a été sauvé par la NM, pour prendre une Coupe du monde, un Euro, ainsi qu’une place dans le XI type de l’Euro 1992, finissant dans le cercle très fermé des hommes à plus de 100 sélections. Meneur de poche redoutable sur coup franc, Thomas a toujours été le plus malin, sauf quand il a découvert que sa femme couchait avec le directeur sportif de Munich. En revanche, on se souviendra toujours de ses trois coups francs face au FC Metz de Pirès et compagnie.CAL

 

47. Jérôme Boateng

 

Avant 2013, lorsqu'on évoquait le nom de Boateng, c'était à Kevin-Prince que l'on faisait référence, que ce soit pour son talent ou pour ses multiples frasques. Mais à mesure que la carrière du Ghanéen piqua du nez, celle de son demi-frère allemand prit une tournure plutôt sympathique. En l'espace de deux ans, le défenseur central, longtemps jugé trop rugueux ou encore trop lent, est devenu non seulement un des stoppeurs les plus propres de la planète mais aussi un des rouages essentiels du jeu de possession instauré par Pep Guardiola au Bayern. En équipe nationale, il est tout simplement devenu indispensable - la question étant désormais de savoir qui va devoir jouer à ses côtés. Depuis 2012, «  Boa  » enfile les titres comme les perles qu'il porte autour du cou et il ne compte pas s'arrêter là. Alors oui, il a eu le malheur de chuter devant Messi lors d'une certaine demi-finale de Ligue des champions. La vidéo a fait le tour du monde. Mais le natif de Berlin – dont il est actuellement un des seuls représentants au sein de la NM - n'en a rien à faire. Il sait que si l'Allemagne est championne du monde au Brésil, c'est en partie parce que lors de la finale, ce même Lionel Messi n'a pas vu le jour face à lui. Dans 40 ans, lorsqu'on évoquera le nom de Boateng, c'est bien le prénom Jérôme qui viendra en tête à chacun. SS

 

46. Felix Magath

 

Si Felix Magath est aussi strict avec les joueurs qu'il entraîne, c'est parce que – selon ses propres dires – c'est grâce à la discipline et à l'effort qu'il a réussi à atteindre les sommets. Sous Branko Zebec, Felix a par exemple appris à courir pendant trois heures de suite, puis à enchaîner avec 20 minutes d'haltères. Le tout sans boire, bien entendu. Si ces exercices ne lui ont pas immédiatement plu, Magath a fini par comprendre que c'était ça, la clé du succès. Et petit à petit, il a fini par devenir le leader d'un Hambourg SV qui a régné sur l'Allemagne et l'Europe à la fin des années 70-début des années 80 : 3 Meisterschale (1979, 82, 83), une C2 (1977) et une C1 (1983), gagnée face à la Juventus de Zoff, Gentile, Platini, Boniek et autres Rossi, une finale à Athènes dont il sera l'unique buteur. Si l'on ajoute à ça une victoire à l'Euro 80 et deux finales de Coupe du monde (82, 86) avec la Nationalmannschaft, on se rend compte que Felix Magath possède un très joli palmarès. Des lignes sur le CV que la plupart des joueurs qu'il a eu sous ses ordres n'ont pas. Voire n'auront jamais.AF

 

45. Manfred Kaltz

 

Remplacer Franz Beckenbauer en équipe nationale, ce n'est pas donné à grand monde. Et quand le «  Kaiser  » prend sa retraite internationale en 1977, c'est Manfred Kaltz qui s'y colle. C’est un échec, et l’année d'après, les champions en titre se font sortir au deuxième tour du mondial argentin. Kaltz, alors moyen (en club tout comme en sélection), passe défenseur droit. C'est la découverte d'une nouvelle dimension : un monde tout en longueur, où le but est d'aller le plus loin possible sans passer de l'autre côté de la craie. Pour s'adapter au mieux à son nouveau milieu, Kaltz se crée une arme redoutable : le «  centre-banane  » (ou Bananenflanke, en VO), des paraboles qui font le bonheur de ses coéquipiers, notamment Horst Hrubesch. Grâce notamment aux centres de «  Manni  » , le HSV connaîtra son âge d'or, et remportera de nombreux titres. Sur le plan personnel, Manfred Kaltz, 581 apparitions en Bundesliga, est le joueur du club de la Hanse qui possède non seulement le plus gros palmarès, mais qui détient aussi quelques records, comme par exemple le plus grand nombre de penaltys convertis en Bundesliga (53) (ainsi que le plus grand nombre de buts contre son camp - 6, à égalité avec Nikolce Noveski). Dommage que le HSV, un club dont il a porté le maillot pendant 19 ans, ne lui ait jamais donné de jubilé, surtout quand on sait que c'est Kaltz qui a débloqué d'un coup franc malicieux la finale de Coupe d'Allemagne 1987. Soit le dernier titre remporté par Hambourg. AF

 

44. Klaus Augenthaler

 

Parmi les nombreux héritiers du Kaiser, Klaus Augenthaler a un avantage de poids : il a été reconnu par le maître himself. Un soir de victoire mondiale à Rome en 1990, c'est Augenthaler qui est le libéro de la Mannschaft sélectionné par Beckenbauer. Augenthaler ressemble de toute façon beaucoup trop à son aîné pour que celui-ci l'ignore : même poste, même œil – «  Auge  » –, même esprit Bavarois, même club auquel il reste fidèle. Pendant quinze saisons, il est tout simplement indéboulonnable au Bayern. Auge gagne ainsi sept titres de champions d'Allemagne – dont cinq comme capitaine. Par la suite, il s'essaye à une reconversion comme entraineur-dirigeant de club, suivant toujours son modèle. En fait, il n'y a qu'un drame dans sa carrière. Si Beckenbauer lui a ouvert la possibilité de jouer à un poste mythique en Allemagne, Augenthaler n'aura jamais été que le successeur du Kaiser. Le joueur qu'on regarde avec la nostalgie du monstre d'avant. Pourtant, à tirer les coups francs, il n'avait pas grand-chose à lui envier. CT

 

43. Pierre Littbarski

 

Lorsque le Matra Racing monte en première division en 1986, Lagardère veut faire dans le clinquant et devenir le 2e grand club parisien. Forcément, parmi les recrues visées, il devait y avoir au moins un des finalistes malheureux de 82 et 86. Le choix du Racing se porte sur Pierre Littbarski, l'ailier droit du FC Cologne. Le choix est séduisant. Littbarski est un joueur frisson comme aucun autre : petit, jambes légèrement arquées, le joueur est insaisissable pour les défenses et insiste sur les crochets pour rendre fou public et adversaires. Son jeu est aussi flamboyant qu'imprévisible. De quoi plaire au Parc des Princes. Pourtant, l'international allemand ressent vite l'Heimweh (le mal du pays) et s'arrange avec Cologne pour revenir au bout d'un an – Littbarski consent même à prêter de l'argent au club à un taux assez intéressant. Cologne, c'est la ville d'adoption de Littbarski. Il y arrive pour devenir professionnel en 78, il en fait son chez-soi immédiatement. Le Sportpark devient son jardin. Seul le Japon le fera partir du Effzeh, pour une carrière prolongée jusqu'en 1997. Encore une fois, «  Litti  » se démarque de la masse sans forcer. CT

 

42. Karlheinz Förster

 

Resté dans l’imaginaire collectif français comme l’homme qui a stoppé Michel Platini lors de la «  tragédie de Séville  » , Karlheinz Förster était ce mec à la gueule d’ange qui n'hésitait à donner des coups. Défenseur-star des 80’s, le Souabe avait cette capacité à jouer dur sans jamais faire mal, une rareté dans cette génération allemande parfois un peu violente. En 1988, une Une de France Football le surnomme «  le stoppeur sans bavures  » . Champion d’Allemagne avec Stuttgart, son club durant neuf ans, Karlheinz Förster a ensuite fait les beaux jours de l’OM où il redora, à sa façon, le blason allemand. «  Je pense que ce que j'ai fait en France a beaucoup contribué à rendre une image positive à l'Allemagne. J'en suis convaincu. On peut toucher beaucoup de gens par le biais du foot. Je pense que j'ai bien représenté l'Allemagne  » a-t-il déclaré un jour. En tout cas, grâce lui et ses interventions nettes et sans bavures, pas mal de joueurs allemands finiront par squatter les pelouses de D1. Il en reste à jamais un des plus importants. SS

 

41. Ernst Kuzorra

 

Attaquant prolifique, Ernst Kuzorra a marqué comme peu l’histoire de Schalke. Avec son beau-frère Fritz Szepan, ils ont formé un des duos les plus impressionnants de l’histoire du championnat et ont contribué à le transformer tactiquement. Grâce à ces deux là, le « Schalker Kreisel  » , système de jeu à une touche de balle, a fait rêver l’Allemagne des années 30 et 40. Avec 265 buts inscrits en 350 matchs, Kuzorra est toujours le meilleur buteur du club. Malheureusement, sa légende en a pris un coup lorsqu’au début des années 2000, de nombreux historiens mettent en évidence son passé nazi. Membre du NSDAP, Kuzorra fut un national-socialiste bien moins fervent que Fritz Szepan, mais il appela quand même de nombreuses fois à soutenir le régime en place dans les quotidiens locaux. Cet impair ne l’empêchera pas d’avoir sa rue près de la Veltins Arena mais contribuera à minimiser sa place dans l’histoire du foot allemand. SS


#PEPisLOVE  


#25
Angelus

Angelus

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Oui, So Foot, oui on dit ce qu'on veut mais Kroos avant Scholl, Effenberg et Boateng, this is a provocation.   

 

40. Fritz Szepan

 

Né et mort à Gelsenkirchen, Fritz Szepan incarne avec son beau-frère Ernst Kuzorra la légende du Schalke de l'entre-deux-guerres. Le milieu de terrain était, selon le grand Helmut Schön, «  capable d'injecter une rapidité folle au jeu tout en étant lui-même très lent  » , mais aussi «  susceptible de défendre comme un défenseur pur et de marquer des buts comme un attaquant  » . Cette polyvalence lui a permis de poser Schalke six fois sur le toit de l'Allemagne. Et contrairement à son acolyte, Fritz Szepan connut aussi une jolie carrière en équipe nationale, avant que la guerre ne coupe court à toute activité récréationnelle. Il en fut le capitaine de 1934 à 1938 et fut ensuite le leader de «  l'équipe réunifiée d'Allemagne  » de 1938 à 1939. Mais s'il peut compter 34 sélections et une dizaine d'apparitions en Coupe du monde, ce n'est pas que grâce à son talent pourtant immense. Membre du NSDAP, Fritz Szepan a fermement soutenu la politique du IIIe Reich, ce qui ne fut pas le cas de tous les joueurs de l'époque. Durant les années 30, l'icône de Schalke a notamment profité de l'aryanisation pour récupérer un commerce appartenant à une famille juive. Un fait qui ne sera connu que bien après sa mort et qui entachera quelque peu sa légende. SS

 

39. Toni Turek

 

«  Turek, du bist ein Teufelskerl ! Turek, du bist ein Fußballgott ! Entschuldigen Sie die Begeisterung, die Fußballlaien werden uns für verrückt erklären…  » ( «  Turek, tu es un champion ! Turek, tu es un dieu du football ! Pardonnez l’excitation, les profanes du football vont nous dire fous  » ). Dans ce qui deviendra le Wunder von Bern, Toni Turek réalise sans doute la plus belle parade de l’histoire allemande, du moins la plus importante, face à Nándor Hidegkuti, à la 8eminute. Suffisant pour rendre fou le légendaire commentateur radio Herbert Zimmermann, qui invente alors le terme «  Fußballgott  » . De quoi affoler l’Église, qui le força à des excuses publiques. Qu’importe, l’expression passera à la postérité, tout comme Turek. Un homme qui aurait pu ne jamais jouer cette Coupe du monde. Repéré dès ses 17 ans, ce boulanger perd ses meilleures années à la guerre, où il prend un éclat d’obus dans le casque. Chanceux, il doit finalement attendre ses 31 ans pour faire ses débuts avec la NM reconstruite, et ses 35 pour devenir le premier «  Fußballgott  » . CAL

 

38. Mehmet Scholl

 

Fils d’un Turc - qu’il n’a jamais vraiment connu - et d’une Allemande, Mehmet Tobias Yüksel est devenu Scholl lors de l’arrivée d’un beau-père dans la famille. Originaire du Bade-Würtemberg, ce grand fan du jeu de quilles (il a fini vice-champion d'Allemagne chez les jeunes) a débuté à Karlsruhe, aux côtés d'un certain Oliver Kahn. Transféré par la suite au FC Bayern Munich, Scholl s'imposera vite comme l'un des joueurs les plus charismatiques de la «  Stern des Südens  » (l’Étoile du Sud) et se forgera un palmarès éloquent : huit titres de champion d'Allemagne (un record partagé avec Oliver Kahn, puis avec Bastian Schweinsteiger depuis peu), cinq Coupes, une Ligue des champions en 2001, une C3 et un Euro en 1996. Sa technique et son sens du dribble ont fait de lui l'un des joueurs les plus séduisants des années 90. Mehmet est beau, et il le sait. On parle quand même d'un homme qui a dit un jour : «  Je ne me suis jamais embrouillé avec ma femme. Sauf la fois où elle a voulu apparaître sur la photo de mariage.  » Un génie. AF

 

37. Klaus Allofs

 

C'est dans un français presque parfait que Klaus Allofs est encore capable de s'exprimer aujourd’hui. Celui qui a écumé les pelouses françaises pendant trois ans avec Marseille puis Bordeaux est à jamais le plus français des joueurs allemands. Mais avant et après son escapade française, le natif de Düsseldorf a régalé l'Allemagne et fait trembler les filets adverses 177 fois, ce qui le place dans le top 10 des meilleurs buteurs de la Ligue. Rien que ça. Autrefois joueur le plus cher de l'histoire de la Bundesliga – son transfert du Fortuna Düsseldorf au 1.FC Köln en 1981 coûta la somme de 2,5 millions de DM, une folie pour l'époque -, Klaus Allofs connut en revanche une carrière un peu étrange en équipe nationale. Meilleur buteur de l'Euro 1980, il réussit lors du tournoi à coller un hat-trick à l'ennemi néerlandais. Mais après cette date, bien que souvent sélectionné, il ne connaîtra plus le même succès et sera vite supplanté par Rudi Völler et Jürgen Klinsmann. Devenu directeur sportif après l'arrêt de sa carrière de joueur, il fera les grandes heures du Werder Brême et essaye dorénavant de faire de Wolfsburg, une autre équipe en vert, un géant d'Allemagne. Deux équipes qui comme lui préfèrent clairement marquer des buts.SS

 

36. Manfred Kaiser

 

Si Manfred Kaiser n'apparaît pas parmi les plus grands palmarès allemands, c'est principalement dû à sa naissance. Manni grandit à l'Est… et refuse de prendre sa carte au Parti. Il en paye le prix. Et malgré tout, il est le premier «  joueur est-allemand de l'année  » , à 34 ans ; il atteint les 31 sélections avec la RDA et mène le Wismut Karl-Marx-Stadt jusqu'à trois titres nationaux. En 1956, il joue lors du premier duel entre Allemands en C1, devant 100 000 spectateurs. Wismut perd 5-3 contre le Lautern de Fritz Walter. Et pourtant, Kaiser est probablement le premier grand joueur en RDA et le pays passe totalement à côté, dans sa majorité. Sauf pour certains qui ne s'y trompent pas. Son coéquipier Dieter Erler n'hésite pas quand on lui demande de désigner le meilleur joueur de l'histoire à l'Est. «  Ses longues passes linéaires étaient un régal.  » Kaiser était à la fois «  un technicien et un stratège  » . Mais la politique réduit définitivement sa carrière à une peau de chagrin, même après avoir raccroché les crampons. Sans carte, il n'accédera jamais à une place de technicien dans une équipe de l'élite. Comme le dit le dicton, malheureusement, nul n'est Kaiser en son pays. Sauf un. CT

 

35. Steffan Effenberg

 

Stefan Effenberg, ce n'est pas qu'un joueur. C'est une figure, un visage, une gueule devenue commune aux grandes heures deL'Équipe du dimanche. C'est alors sa deuxième pige en faveur du Bayern, qui se bat pour obtenir enfin une victoire en finale de C1. En 2001, c'est enfin le succès au niveau européen pour le FCB. Le « tigre  » en est évidemment le moteur et il est reconnu comme tel, avec le titre de joueur européen de l'année. Avant cela, la carrière d'Effenberg connaît quelques hauts et beaucoup de déceptions, entre Coupe du monde 94 ratée, descente en Serie B avec la Fiorentina de Laudrup et Batistuta ou encore un premier passage au Bayern ponctué d'échecs. Mais Effe ne lâche rien et repart depuis le début. Il retourne à Gladbach, avec lequel il gagne la Pokal, puis revient au Bayern. C'est l'été 98. Effenberg est à maturité. La suite est connue : c'est l'heure de gloire. Mais Effe ne fait pas oublier son péché mignon, quand le tigre est en lui. Le joueur est un poil brutal, même s'il le fait avec correction. Il détient ainsi le record de cartons jaunes en Bundesliga, plus de 110, pour seulement quatre cartons rouges directs. C'était ça, le mythe Effenberg dans le Bayern de 2000 : une gueule cassée au milieu du terrain, et quelle gueule ! CT

 

34. Rainer Bonhof

 

Demandez encore aujourd'hui à Ray Clemence, gardien du grand Liverpool, ce qu'il pense de Rainer Bonhof : sa réponse sera sans aucun doute teintée d'effroi. «  Les frappes de Rainer Bonhof sont plus dangereuses que les tirs de Wyatt Earp (le célèbre Marshall américain connu pour le règlement de comptes à OK Corral)  » , a-t-il dit un jour après avoir failli prendre un coup franc de 200km/h dans la tronche. Maître ès patates, Rainer Bonhof est devenu en quelques décennies le père spirituel de tous ceux qui aiment balancer de grosses sacoches d'en dehors de la surface. Mais réduire sa carrière à une dizaine de frappes puissantes serait bien dommage. Membre éminent du grand Mönchengladbach des 70's, il était un passeur hors pair, comme en témoigne sa passe décisive pour Gerd Müller, lors de la finale de la Coupe du monde 1974, alors qu'il n'avait que 22 ans. Joueur précoce (il fut jusqu'en 2014, le champion du monde allemand le plus jeune), il mettra un terme à sa carrière à seulement 31 ans à cause d'une blessure à la cheville. Aujourd'hui vice-président de Gladbach, il crie encore et toujours son amour pour les Poulains. «  Gladbach a toujours été chez moi, j'aime le club, la ville, la nature et surtout tous mes amis sont ici  » , a-t-il déclaré récemment. Il faut dire que passer ses soirées avec Jupp, Günter et Berti, ça doit être assez sympa. SS

 

33. Horst Hrubesch

 

«  Manni Banane, ich Kopf – Tor  » ( «  Manni Banane, je mets une tête - But  » ). Fin des années 70, début des années 80, la stratégie du grand Hambourg est des plus simples : «  centre-banane  » (ou « Bananenflanke  » ) de Manfred Kaltz, dit Manni, tête d’Hrubesch, la «  Girafe  » , «  Das Kopfball-Ungeheuer  » ( «  la bête de la tête  » ). Dans le sillage de son attaquant typique (1,88m, 88kg), le HSV écrase l’Allemagne et l’Europe. Et en 1980, appelé de dernière minute par la RFA après la blessure de Klaus Fischer, il offre le titre aux siens d’un doublé en finale face à la Belgique. Belle issue pour un joueur éclos sur le tard, qui évoluait encore dans les divisions inférieures à 23 ans et fit ses débuts avec la NM à 28 ans. Au total, il marquera 136 buts en 224 matchs de Bundesliga, une unité de moins qu’Uwe Seeler, la légende qu’il remplaça avec brio à Hambourg. Aujourd’hui, HH apprend aux jeunes Teutons à faire des têtes, sélectionneur des U21 et de l’équipe olympique. 

 

32. Hans-Georg Schwarzenbeck

 

Katsche est l’archétype du joueur de l’ombre, et pourtant tellement essentiel. Increvable, rugueux, dur sur l’homme, il a passé toute sa carrière au Bayern, de 1966 à 1982, occupé à protéger Beckenbauer, au point d’être surnommé le «  Nettoyeur du Kaiser  » . Franz l’emmena d’ailleurs avec lui en NM, manœuvrant pour sa venue, avec le succès que l’on connaît. Le palmarès est à la hauteur : 416 matchs de championnat, 70 en Europe, 44 sélections, six titres en Bundesliga, une Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes, trois Ligues des champions, un Euro et une Coupe du monde. Comme beaucoup d’autres, il eut droit à son moment de gloire lors de la finale de la LdC 74 face à l'Atlético de Madrid. Alors que le Bayern est mené 1-0 après le but de Luis Aragonés inscrit à la 114e minute, il reste vingt secondes. Katsche récupère la balle aux vingt-cinq mètres et ne trouve rien de mieux à faire que de tenter sa chance. « Ne tire pas, s'il te plaît  » , pense Breitner, alors que Müller s'apprête à lever les bras pour demander une passe. Quoi qu'il en soit, Miguel Reina, le père de Pepe, ne peut rien faire, et Katsche trouve le chemin des filets. Il y aura rematch et victoire 4-0. Katsche finira auHall of Fame du Bayern pour ses bons et loyaux services. CAL

 

31. Toni Kroos

 

Kroos a grandi avec le numéro 10 comme objectif, celui de son idole Johan Micoud au Werder. Heynckes a vu en lui le successeur de Netzer et Overath, Karl-Heinz Rummenigge a promis que le « numéro 10 est réservé pour le retour de Toni  » au moment de son prêt à Leverkusen (même s’il n’aura que le 39), Franck Ribéry l’a adoubé au Bayern ( «  Kroos est notre véritable numéro 10  » ). Joachim Löw en a fait son meneur incontesté au Brésil, n’hésitant pas à exiler Özil sur un côté pour cela. À la clef, un titre mondial et une influence incroyable. Las, Kroos est parti chercher la lumière - et l’argent - que lui refusait le board munichois, où il est obligé de jouer numéro 6 pour exister. Ce qui est toujours mieux que Metzelder. Qu’importe, Toni, seul natif d’Allemagne de l’Est sacré au Brésil, restera peut-être le joueur le plus essentiel du titre de 2014. CAL


#PEPisLOVE  


#26
Roter Baron

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Oui, So Foot, oui on dit ce qu'on veut mais Kroos avant Scholl, Effenberg et Boateng, this is a provocation. 

C'est clair que là  :wacko:

 

En plus ils ont fait une faute de frappe dans le prénom d'Effe (il y a qu'un "f").


"Il faut te battre car le monde ne te fera pas de cadeau. Et si tu perds, alors tu perds, mais avec un moral de vainqueur" Lincoln Hawk


#27
Wunderbern

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Je comprends que ça fait bizarre de voir Kroos devant Scholl et Effenberg dans ce classement. Après, ça dépend toujours comment on mesure le truc. Scholl est une légende au Bayern, mais c'est le temps, son charisme et son talent qui ont fait de lui un joueur hors-norme. A côté de ça, il a connu de très nombreuses blessures et aussi de nombreuses déceptions. On se souvient de l'Euro 96 mais au final, il ne joue que 3 matchs du tournoi et en plus, comble du malheur, c'est quand il sort que l'Allemagne remporte la finale contre la République Tchèque puisqu'il est remplacé par Bierhoff. En 98, Vogts ne le sélectionne pas. En 2000, il fait partie d'une NM très très décevante et après, sa carrière internationale est terminée... soit 36 petites sélections. Moins que Schürrle et Hitzlsperger... Disons qu'il manque ses espèces de matchs "bigger than life" qui font la légende. C'est le virage que Kroos n'a pas loupé en masterisant la CdM 2014 et e, sortant une perf XXL en demi contre le Brésil...

 

Effenberg, ben c'est peut-être un peu parce qu'il a sabordé sa carrière internationale et qu'il a eu du mal à s'exporter en Série A contrairement à d'autres compatriotes (Klinsi, Lothar, Köhler, Möller...). Bon, jouer à la Fio et subir une relégation, ça fait mal. Disons que son histoire se limite surtout au Bayern seul.

 

C'est surtout Hrubesch que je trouve un peu "haut" dans ce classement. Parce que bon, c'était juste un gros balèze qui profitait des centres-bananes de Manfred Kaltz. Une histoire assez atypique (il jouait au handball avant de passer pro au football à 23 ans!) certes mais franchement pas le mec exceptionnel.

 

Sinon content de voir Toni Turek, "Fussballgott", le premier des grands gardiens allemands. Je me demande s'ils vont réussir à caser Tilkowski, l'excellent gardien (à casquette) de 1966... Parce qu'entre Neuer, Maier, Kahn, Schumacher, etc, etc... il y a du monde à ce poste



#28
Kast38

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30. Uli Stielike

Uli Stielike est un homme bien caché derrière sa moustache. Jeune, le natif de Ketsch (non loin de Karlsruhe) était très introverti, au point de refuser les offres de plusieurs clubs de l'élite. Il finira cependant par craquer en 1973, quand Hennes Weisweiler, qui a toujours eu l'œil pour détecter les talents, l'attirera dans les filets de Gladbach. Âgé alors de 19 ans, Stielike parvient à s'imposer au sein de la défense des Poulains, qui se mettent à tout rafler sur leur passage. La renommée du jeune homme parviendra jusqu'à Madrid, à tel point que Santiago Bernabéu lui-même viendra le chercher. Au Real également, Stielike se fera sa place sans faire de bruit, tantôt dans l'entrejeu, tantôt en défense. Il se fera également un nom : «  El Panzer  » , et remportera sept titres en huit ans (77-85). Pour mesurer à quel point Uli a pesé en Liga, il suffit de s'en tenir à cette ligne : quatre fois de suite lauréat du titre de meilleur étranger du championnat (77-81), décerné à l'époque par le magazine Don Balon. C'est simple, personne n'a fait mieux. Pas mal à une époque où les non-Espagnols s'appelaient Krankl, Kempes ou encore Simonsen. Mais pas d'enflammade pour autant, Uli Stielike reste un homme très terre à terre. Heureusement, d'ailleurs : la seule fois où il a fait preuve d'extravagance, c'était lors de sa nomination en tant qu'adjoint d'Erich Ribbeck en Nationalmannschaft. Ce jour-là, Stielike portait un haut tellement dégueulasse qu'il est resté dans l'histoire comme étant le «  Sakko des Grauens  » (le veston de l’horreur). Son seul véritable faux pas. AF

 

 

29. Uli Hoeneß

Quand on évoque Uli Hoeneß, on pense forcément à rebours. Prison, évasion fiscale, immense dirigeant, l’âme du Bayern, toujours là pour ses protégés, que ce soit Deisler, Breno ou Müller, et enfin, en dernier, joueur. Un sacré joueur. Recruté à 18 ans au Bayern par Udo Lattek, qui l’a connu chez les Espoirs, Uli s’impose d’entrée dans le onze. Particulièrement rapide (il détint pendant un certain temps le record du 100m pour un footballeur, avec 11s), sa vision de jeu et sa technique lui octroyait aussi le droit et le devoir de mener le jeu du Bayern 70s lorsque Beckenbauer était trop occupé. Sans oublier un don pour le but certain, ce qui lui permit de former le duo le plus prolifique de la Bundesliga avec Gerd Müller (53 buts pour eux lors des saisons 1971/72 et 1972/73, dont 13 et 17 pour Uli), sans oublier un doublé chacun lors du replay en finale de LdC 1974 face à l’Atlético. Malheureusement, lors de la finale suivante, contre Leeds, Hoeneß se blesse gravement au genou et ne s'en remit jamais, pour finir par raccrocher les crampons à 27 ans, avec le palmarès classique du Bavarois de cette époque : 3 Buli, 3 CL, une Coupe du monde, un Euro. Beaucoup d’autres titres suivront avant la prison, et sans doute d’autres encore après. CAL

 

 

28. Jürgen Kohler

Aucun joueur de foot n'a aimé avoir Jürgen coller à ses basques. Sur le terrain, Kohler est comme de la glu, une sangsue qui dégoûte les attaquants d'avoir choisi ce métier. Ses qualités défensives sont exceptionnelles, tant dans le marquage que dans le tacle – si jamais l'adversaire a réussi malgré tout à prendre un tout petit peu d'espace. Il est surtout redoutable pour un dernier rempart. C'est le compagnon parfait d'un libéro pour une charnière centrale. C'est la raison pour laquelle Kohler signe rapidement au Bayern, après des débuts avec Mannheim et Cologne. Avec l'Allemagne, il gagne le Mondial 90, puis l'Euro. Deux succès qui jalonnent ses 105 sélections, preuve de son maintien au plus haut niveau. Pour garder cette stature, Kohler a fait un choix malin : l'Italie sublime ses qualités défensives, au sein de la Juventus de Turin, et lui permet d'inscrire un nouveau titre avec la Coupe UEFA 1993. Mais sa révélation, c'est son arrivée au Borussia Dortmund. Dès ses débuts au Westfalenstadion, le public jaune et noir tombe amoureux de celui qui les a battus lors de la finale 93. «  Je me suis tout de suite senti chez moi  » , explique-t-il. Il gagne alors le surnom non galvaudé deFußballgott, avant d'être reconnu en 97 comme joueur allemand de l'année – suite à la victoire du BvB en Ligue des champions. Il poursuit sa carrière jusqu'en 2002, et un dernier titre de Bundesliga avec Dortmund. Ses adieux ont toutefois une saveur aigre douce. S'il y a ce titre, il y a aussi une dernière finale européenne. Dortmund la perd 3-2 contre Feyenoord. Après 30 minutes, Kohler est pris de vitesse et voit rouge. La vieillesse est une ingrate. CT

 

 

27. Andreas Brehme

Quand il s'avance pour tirer le penalty décisif de la finale de la Coupe du monde 1990, Andreas Brehme choisit son pied droit. Il choisit, car « Andy  » est doué des deux pieds. C'est sa grande particularité en tant que latéral gauche. Il peut revenir sur son mauvais pied, qui ne l'est pas, et surprendre ainsi son vis-à-vis. Cela rend service une première fois à l'Allemagne dans la compétition, contre les Pays-Bas. En finale, cela lui offre un avantage par rapport à Goycochea, le gardien adversaire spécialiste des penaltys repoussés. Mais Brehme transforme donc grâce à son pied droit. L'Argentine est battue. Brehme confirme son statut de spécialiste des coups de pied arrêtés. Que ce soient des coups francs, des corners ou des penaltys, Brehme est précis comme personne d'autre. Mais ce serait réduire bêtement son influence dans le jeu. Avec ses deux pieds, Brehme court, Brehme défend, Brehme attaque, le tout pendant dix-huit saisons. En 1990, Andy a 30 ans et déjà une Bundesliga et une Serie A (avec le Bayern en 87, puis l'Inter Milan en 89), bientôt il y ajoute une Coupe UEFA avec son équipe italienne. Brehme semble se faire vieux et il rentre au pays. C'est peut-être à ce moment-là qu'il écrit une histoire tout aussi belle que celle de la finale 90. Avec le FC Kaiserslautern de ses débuts professionnels, il gagne trois titres en trois saisons, de 96 à 98. C'est d'abord une Pokal obtenue malgré la descente, puis le retour dans l'élite avec le titre de 2. Bundesliga et... le Meisterschale dans la foulée, comme promu. Avec Brehme, c'était sans cesse du jamais-vu. CT

 

 

26. Bastian Schweinsteiger

Sans doute parce qu'il a le nom le plus allemand qui soit, une ganache pas vraiment glamour et que ses cheveux ont été peroxydés durant quelques années, Bastian Schweinsteiger restera pour toute une génération LE joueur allemand par excellence. Pendant longtemps, lorsqu'on parlait Mannschaft ou Bayern Munich, on parlait Schweini. Il faut dire que durant dix ans, l'ancien ailier – reconverti en milieu relayeur à l'arrivée de Franck Ribéry en Bavière – aura parcouru des milliers de kilomètres sur les terrains pour emmener ses deux équipes au firmament. Avant d'y arriver, il y aura eu quelques traumatismes. Deux en particulier. En 2012, alors que le Bayern et Schweini touchent leur rêve du bout des doigts, la star du Bayern rate son penalty et propulse Chelsea sur le toit de l'Europe. Quelques semaines plus tard, Basti sombrera en compagnie de ses potes de la NM face à l'Italie en demi-finale d'un Euro qu'ils ne pouvaient pas perdre. Ces deux moments ne rendront pas le joueur plus fort – jamais il ne retrouvera le niveau qui était le sien en 2010 –, mais l'homme oui, avec pour preuve son match monstrueux en finale de Coupe du monde contre l'Argentine. Et si désormais, Schweini traîne sa vieille carcasse de façon plus ou moins convaincante en Angleterre, l'essentiel est ailleurs. Lui qui a si souvent voulu montrer qu'il valait mieux que ce qui se disait de lui n'a aujourd'hui plus rien à prouver. Son palmarès, ses statistiques et Anna Ivanović parleront toujours pour lui. Plus jamais il ne sera sous-estimé. SS

 

 

25. Berti Vogts

On aime certains joueurs parce qu’ils donnent l’impression que le football est quelque chose de facile. On leur attribue des surnoms grandiloquents, si ce n’est des titres : roi, empereur, major. Ils sont capables de changer le cours d’un match d’une action géniale. Berti Vogts n’était pas de ceux-là. Les épaules voûtées, la tête en avant, penchée, comme s’il traînait une charrue dans la terre glaise. Berti piétinait, labourait. Chaque course était un combat. Berti était «  Der Terrier  » , l’homme qui rognait les chevilles des majestueux. Pourtant, il a lui aussi changé le cours d’un match, seulement, pas comme on l’entend. Lors de la finale de la Coupe du monde 1974, il s’occupe du marquage individuel sur Cruyff ; on connaît la suite. Berti, c’est le pendant Gladbach de la NM des années 1970, l’autre football allemand, celui qui tenait tête au Bayern sur le terrain domestique (5 titres en Buli entre 1970 et 1977) sans parvenir à accrocher l’Europe. Évidemment, le Terrier est fidèle : 14 ans et 419 matchs au compteur, avant de raccrocher pour devenir entraîneur, avec la clef l’Euro 96.

 

 

24. Paul Janes

Issu de la paysannerie rhénane, Paul Janes est monté à la ville et s'est imposé comme l'un des joueurs les plus importants de l'histoire du Fortuna Düsseldorf, avec qui il deviendra «  Deutscher Meister  » en 1933. Si l'arrière droit a été l'un des joueurs les plus en vue sous le régime national-socialiste, il n'a jamais profité du système comme ont pu le faire Fritz Szepan ou encore Ernst Kuzorra. Bien sûr, il a obtenu un poste d’employé de la ville de Düsseldorf en 1937 sur une initiative de Hans von Tschammer und Osten (le ministre des Sports sous le IIIeReich) ; mais réduire Paul Janes à un sous-fifre des nazis serait réducteur. Et faux. À vrai dire, il ne s'intéressait pas à la politique. Taiseux, il s'exprimait plutôt avec ses pieds. Sélectionné à 71 reprises entre 1933 et 1942 (un record qui tiendra jusqu'en 1970), le petit Paul Janes était un joueur malin, doté d'un grand sens de l'anticipation. Mais ce qui faisait sa véritable force, c'était sa frappe de balle. Son sélectionneur Sepp Herberger disait de lui qu'il était si précis qu'en shootant, il pouvait toucher une mouche logée sur le poteau. Même si cela relève de la fable, ça en dit long sur les capacités du bonhomme.AF


 
 
23. Rudi Völler

On ne touche pas aux cheveux de Tante Käthe, le surnom de Völler dû à ses petites bouclettes blondes. Le 24 juin 90, Frank Rijkaard commet l'inimaginable : à plusieurs reprises, ses glaires s'échappent jusqu'au mulet et s'y figent. Rudi Völler récupère la masse chaude avec dégoût. Rijkaard a craqué à cause de l'abnégation – et une dose de comédie – de son adversaire. Völler devient fou à son tour, on a osé s'attaquer à ses cheveux. Rijkaard prend son rouge. Völler aussi. Mais le mulet refait surface quelques jours plus tard, en particulier pour tomber dans la surface en finale (voir numéro 27). Voilà comment Völler reste dans les mémoires capillaires et sportives comme le plus beau des mulets, le plus rusé des renards de surface et le plus sanguin des Allemands. Le reste est une suite de bons coups teintés d'une poisse formidable, que Völler provoque par sa volonté et par son art du placement. En 1993, il gagne la Ligue des champions avec l'OM. Dès 1983, il est meilleur buteur de Bundesliga pour sa première saison au Werder. Le club termine deuxième à la différence de buts derrière le rival Hambourg. Rebelote en 86 à cause du Bayern. Il signe à la Roma et y perd la finale de la Coupe UEFA 91, puis se blesse dès le premier match de l'Euro. Sans oublier la finale de la Coupe du monde 2002 perdue contre le Brésil, alors que Völler est le sélectionneur. Alors, sans hasard, Völler a trouvé son club de cœur : le Bayer Leverkusen. Il y passe deux saisons comme renard des surfaces, encore redoutable. Il y reste en 96 comme directeur sportif, à s'y faire des cheveux blancs. CT

 

 

22. Bernd Schuster

S'il y a bien un joueur qui n'en avait strictement rien à foutre de ce que les autres pensaient de lui, c'était bien Bernd Schuster. Le plus espagnol des joueurs allemands a passé une carrière à déjouer les pronostics et à trimbaler son sale caractère de club en club. Figure incontournable du Barça des 80's, Bernd Schuster a tout remporté ou presque avec les Blaugrana. Mais ce n'est pas que pour son palmarès qu'il reste connu en Catalogne. Brouillé avec les dirigeants du Barça – entre autres parce que sa femme Gabi n'avait pas sa langue dans sa poche - il s'attire les foudres du peuple catalan lorsqu'il passe en 1988 chez l’ennemi madrilène. Avec le Real, Schuster connaîtra le même succès et deviendra rapidement un des chouchous de Bernabéu, un fait qui ne l'empêchera pas de prendre sa valise pour faire un tour du côté d’un autre club madrilène, l’Atlético. En 13 ans, le Bavarois de naissance sera passé par trois des plus grands clubs espagnols. Sans pression. «  Les sifflets ne m'ont jamais fait aucun effet  » , a-t-il dit quelques jours après son arrivée à Leverkusen en 1993 alors qu’on lui demandait s’il craignait la réaction du public de Cologne, club avec lequel il a commencé. En équipe nationale, son parcours reflète parfaitement son mauvais caractère. Malgré tout son talent, Schuster n'a jamais joué de Coupe du monde. Il ne compte que 24 sélections et un Euro à son palmarès. Sa relation acrimonieuse avec Paul Breitner, l’autre taré du moment, fit pendant des années le bonheur des magazines people d'outre-Rhin. Véritable rock-star, Schuster reste le joueur préféré de toute une génération de Barcelone à Madrid en passant par Cologne. Une génération qu'il aura trahi 100 fois, mais qui ne lui en tient pas rigueur. Le talent permet d'apaiser la rancœur. SS

 

 

21. Mesut Özil Y-a-t-il déjà eu un joueur allemand plus clivant que Mesut Özil ? Pour certains, il est un génie. Quelqu'un qui comprend le football comme personne. Le joueur «  le plus intelligent du monde  » selon Philipp Lahm. Pour d'autres, il est une arnaque. Un joueur technique, mais clairement surestimé, jamais présent dans les grands matchs. La vérité, comme souvent, se situe à l'intersection de ces deux camps. Grâce à sa patte gauche et surtout à son cerveau, Mesut Özil a remis la passe au cœur du jeu de la Nationalmannschaft. Alors certes, pendant quelques années, Mesut Özil a semblé à côté de ses pompes, et la Coupe du monde au Brésil ne fut pas gagnée grâce à lui. Mais lorsqu'il est bon, tout le monde est meilleur. «  La passe peut être plus belle que le but  » , dit-il souvent. Ce don de soi lui est souvent reproché, mais jamais par les mecs avec qui il joue. De Cristiano Ronaldo à Thomas Müller en passant Alexis Sánchez, tous chantent ses louanges. Il ne faudrait pas non plus oublier que derrière ce visage fatigué et sans charisme pour ses détracteurs se cache une homme qui a fait un choix. Un choix qui a changé à jamais le football et la société allemandes. En décidant de jouer pour l'Allemagne en 2009, l'enfant de Gelsenkirchen est devenu le premier joueur sélectionné en équipe nationale à avoir deux parents turcs. Si cette décision peut sembler anodine aujourd'hui, elle ne l'était vraiment pas en 2009 lorsque toute la communauté turque lui est tombée sur le dos. Mesut Özil a permis, certes sans le vouloir vraiment, à une génération de se sentir plus « allemande  » . Sans lui, pas d'İlkay Gündoğan ou d'Emre Can en équipe nationale. Et si la route reste très longue pour que les enfants d'immigrés turcs se sentent comme des Allemands à part entière, les passes magiques de Mesut Özil aident un peu plus chaque jour à réconcilier les deux peuples. SS

 

 

 

 



#29
Kast38

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20. Oliver Bierhoff

Si l'on s'en tient à l'échelle des pubs pour yaourt, Oliver Bierhoff est le Robert Pirès allemand. Le buteur n'est pourtant pas le genre de gars à qui on demanderait de muscler son jeu. Oliver est plutôt le mec qui s'impose dans la surface et fait parler son physique – et sa détente – pour placer des têtes rageuses dans le but adverse. En revanche, il a dû apprendre à s'endurcir pour s'imposer, et partir loin de l'Allemagne. « Cela me motive, je grandis dans la difficulté.  » En 2011, en revenant sur sa carrière pour le Zeit, il avoue avoir eu besoin de ce départ. «  J'étais à l'époque particulièrement mauvais.  » C'est d'abord l'Autriche qui l'attire à 22 ans, à l'Austria Salzbourg pour une saison et 23 buts. Puis l'Italie devient sa patrie footballistique. De la Serie B à la Serie A, ses stats explosent de manière spectaculaire, sa progression est constante. Il rejoint notamment à temps la Mannschaft avant l'Euro 96. Il se fait tard pour rejoindre l'équipe nationale, mais sa place devient tout de suite essentielle et décisive. Lors de la finale à Wembley, il remplace Mehmet Scholl et inscrit les buts de la victoire. Un premier de la tête, sa marque de fabrique ( «  Il ne suffit pas de courir vite, il faut aussi être bien placé  » , sa phrase après le match, devient son leitmotiv). Un but en or ensuite, avec l'aide des gants du gardien tchèque. Oliver vient de prouver à quel point il était un grand buteur, à l'ancienne, et dans la suite de la tradition allemande. Ses titres de meilleur buteur en 97 avec l'Udinese et de Serie A avec le Milan AC un an plus tard n'en sont que la suite logique et comblent une carrière tardive mais intense. CT
 

 

19. Jupp Heynckes

Josef Heynckes sait soigner ses sorties. Le 1er juin 2013, pour son dernier match dans le monde du football professionnel, l'entraîneur du FC Bayern Munich a remporté la Coupe d'Allemagne, permettant ainsi au Rekordmeister de faire un fabuleux triplé. 35 ans auparavant, le 29 avril 1978, Jupp se fendait d'un quintuplé pour son baroud d'honneur, pour une victoire 12-0 du Borussia Mönchengladbach sur le Borussia Dortmund – la plus grosse jamais enregistrée en Bundesliga. Cela ne donnera pas le titre aux Fohlen cette année-là, mais qu'importe : quand il se retire, Jupp Heynckes a le sentiment du devoir accompli. Il faut dire que ses buts lui ont permis de tout gagner : du Meisterschale à la C3, en passant par la Coupe d'Allemagne. Discret dans la vie, voire introverti, Heynckes était une véritable terreur une fois qu'il posait le pied sur un terrain. Rapide et sans pitié face au but, il était tout simplement l'un des fers de lance de cette équipe de Gladbach « programmée pour marquer  » , selon ses propres dires. Au total, Heynckes aura inscrit 220 buts en Bundesliga avec le BMG et Hanovre (où il aurait pu former une paire redoutable avec Josip Skoblar, si le projet avait fonctionné), ainsi que 51 pions en 64 rencontres européennes, soit un solide ratio de 0,6 but/match en carrière. Bien évidemment, comme tout très bon joueur de cette génération, il est également champion d'Europe 72 et champion du monde 74. C'est donc une surprise que son nom ne soit que rarement cité lorsqu'on évoque les meilleurs joueurs allemands de cette période. Pour Beckenbauer, Müller ou encore Netzer, il y a du monde. Pour Heynckes, personne ou presque. Mais au final, il s'en fout. Faire la une des médias ne l'a jamais vraiment intéressé. Aujourd'hui encore, dans sa maison située non loin de la frontière néerlandaise, il préfère passer du temps avec ses chiens plutôt que d'écumer les plateaux télé et raconter sa vie. Sur et au bord du terrain, Jupp Heynckes a parlé. Il n'a désormais plus rien à dire, plus rien à prouver. AF
 

18. Thomas Müller

Müller a dansé sur la Bundesliga, la Ligue des champions, l’Oktoberfest. On sait aussi qu’il finira meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde : 10 buts en deux participations à seulement 26 ans, c’est déjà trop. Surtout, Thomas Müller joue au football comme personne. Il n’est ni ailier, ni 10, ni deuxième, ni premier attaquant, mais un peu tout à la fois. L’ «  homme sans muscle  » ne se débarrasse pas de son défenseur en allant plus vite, sur son premier contrôle ou d’un dribble. Il s’en débarrasse, c’est tout. Ses buts sont souvent des monuments de maladresse apparente et d’efficacité clinique, impossibles à décrire en termes classiques. Finalement, un jeu pur : Thomas se considère comme un «  Raumdeuter  » ( «  interprétateur d’espace  » ) - il l’a lui-même dit et inventé. Un jeu de mot sur le mot « Traumdeuter  » ( «  interprétateur de rêves  » ). Des rêves qu’il laisse aux autres. Les enfants n’ont pas de poster de Thomas Müller. Dans le football d’aujourd’hui, fait de statistiques impressionnantes, de chaussures fluo et de célébrations huilées, TM fait figure d’anachronisme. Quand il marque, il se contente de serrer le poing et de crier très fort, quitte à faire peur. La beauté de Thomas Müller, c’est de regarder ailleurs, là où personne ne daigne le faire. Et de sourire, une fois le match terminé. CAL

 

17. Oliver Kahn

Oliver Kahn, c'est avant tout une gueule. Celle du mec qui s'en prend à ses coéquipiers parce qu'ils n'ont pas fait leur boulot, et du coup, une fois de plus, il a dû sauver son équipe d'une parade réflexe dont il a le secret. Si Kahn est un jour devenu «  King  » , il ne le doit qu'à la force de son poignet. Celui qui était vu comme un gardien moyen lors de ses débuts à Karlsruhe a bossé comme un taré pour être LE portier incontournable de la fin des années 90-début des années 2000. Doté d'une rage de vaincre et d'une mentalité de vainqueur, il sera l'un des hommes de base du Bayern Munich, avec lequel il remportera huit titres de champion (record détenu avec Scholl et Schweinsteiger), ainsi que six Coupes d'Allemagne. Sur le plan européen, le Bayern remporte tranquillement la C3 en 1996, avant de se faire avoir bêtement lors des dernières minutes de la finale de C1 de 1999. Un traumatisme dont Kahn se remettra très vite, lui qui contribuera grandement à la victoire de 2001 face à Valence en stoppant les tirs au but de Zahovič, Carboni et enfin de Pellegrino. Si le «  Titan  » est parvenu à monter sur le sommet de l'Europe, il ne parviendra jamais à s'élever sur le toit du monde. En dépit d'un Mondial 2002 monstrueux (dont il finira meilleur joueur, une première pour un gardien), Oliver Kahn se trouera au plus mauvais moment, à savoir en finale devant Ronaldo. Ce qui la fout mal, sachant qu'il avait annoncé que «  R9  » ne ferait rien devant lui. Il restera malgré tout l'un des gardiens les plus forts sur la ligne, l'un des plus charismatiques aussi. AF
 

 

16. Miroslav Klose

Le 26 septembre 2012, le public du stade San Paolo de Naples vit un des moments les plus fous de l'histoire du foot, lorsque Miroslav Klose avoue à l'arbitre principal avoir marqué de la main. Cet instant d'une intégrité rare personnifie bien plus «  Miro  » que tous les buts qu'il a pu marquer. Et Dieu sait qu'il en a inscrit des tonnes, que ce soit àKaiserslautern, à Brême, à Rome, avec l'équipe d'Allemagne, à 20 ans comme à 36. Mais réduire l’attaquant d’origine polonaise à une machine à marquer des pions serait bien trop facile. Durant sa carrière, l'homme qui aimait un peu trop les saltos s'est distingué par sa classe et sa droiture. Rarement capitaine des équipes dans lesquelles il a joué, il n'a jamais eu besoin d'un quelconque brassard ou de grands discours pour asseoir son autorité. Miroslav Klose a toujours su où était sa place : dans la surface de réparation, à attendre qu'un ballon passe par là. Et c'est précisément cette fidélité envers ce principe de base qui lui aura donné une carrière aussi longue et riche – Klose est le seul joueur à avoir disputé quatre demi-finales de Coupe du monde consécutives. Au sein de la Nationalmannschaft, les générations se sont succédé, mais il a toujours su s'intégrer dans chacune d'entre elles, en faisant ce qu'on lui demandait de faire sans sourciller. Avec le temps, il est devenu le « père  » silencieux de cette équipe. Depuis sa retraite internationale, l'Allemagne semble orpheline de son numéro 9 - qui portait le 11 - et n'essaye même pas de lui trouver un remplaçant. Tout simplement parce que personne ne lui arrive à la cheville pour le moment. SS
 

15. Michael Ballack

Juillet 2006. La rue du 17 juin à Berlin est noire de monde, pleine de drapeaux allemands. Michael Ballack se tient sur scène, un maillot « Danke  » sur le dos. Le milieu et capitaine du Nationalelf est célébré par tout un peuple... pour sa troisième place à la Coupe du monde. LeSommermärchen continue malgré tout. Ce moment un peu étrange, joyeux et triste, concentre la carrière de Ballack. Le gars de Görlitz a fait aimer la défaite aux Allemands. Il a fait rêver une génération par sa volonté, par ses qualités de leardership depuis le cœur du jeu, à dicter le tempo, à diriger ses partenaires, à briller au milieu des autres... Il est le joueur parfait des années 2000. Une qualité qui lui coûte sa place quand la génération de 2010 arrive. Ballack n'est plus à sa place. Sa blessure juste avant le tournoi en Afrique du Sud semble être un coup de pouce du destin. Ballack peut être écarté, le reste de l'équipe s'amuse. Et même si l'Allemagne perd, encore une fois, elle n'est plus dans l'ombre de Ballack. Mieux : la voie vers 2014 est ouverte, car Michael garde avec lui le mauvais œil, lui qui semble avoir la défaite chevillée au corps : défaite en Ligue des champions avec Chelsea, quadruple 2nd en 2002… en manquant notamment la finale contre le Brésil à cause d'un sacrifice nécessaire contre la Corée. Pourtant, à côté de ces défaites internationales, Ballack possède un palmarès de monstre entre 98 et 2010, de Kaiserslautern à Chelsea : quatre Bundesliga, une Premier League, trois Cup et Pokal. Ballack est le dernier grand de la vieille Allemagne. Un grand qui perdait. Un grand romantique, coincé entre deux générations qui gagnent. CT
 

14. Manuel Neuer

Ah, Manuel Neuer… La légende raconte qu’il n’est pas humain, que c’est un cyborg au corps parfait, tout droit sorti des hauts-fourneaux de Gelsenkirchen. Ses capacités dépassent l’entendement : il saute à huit mètres, encaisse toutes les frappes sans bouger, relance à la main de l'autre côté du terrain, au pied encore plus loin, tacle autant qu'un défenseur, met des têtes sur des mines. Sans dégager la moindre émotion, esclave de l’efficacité. Manuel Neuer a tout gagné. Manuel Neuer est inévitable. Forcément, on déteste Manuel Neuer. Peut-être un peu moins qu’Harald tout de même, Gonzalo ayant choisi de faire comme s’il n’était pas né à Brest. Au-delà du mythe, il y a un gardien qui a - si ce n’est révolutionné - du moins fait souffler un sacré vent de nouveauté sur la fonction. Osons la comparaison : comme le Kaiser, Neuer s’est offert le luxe de la liberté en allant où bon lui semble. S’il se balade à la ligne médiane, qu’il dribble les attaquants ayant eu l’audace de le presser, c’est certes par volonté de propreté, desiderata tactiques encouragés par Guardiola au nom de la sacro-sainte trinité occupation-possession-surnombre. C’est aussi un formidable manifeste contre l’uniformité des portiers figés sur leur ligne. Neuer a tout gagné, à sa manière, profondément allemand dans l’essence. CAL

 

13. Matthias Sammer

Peut-être parce qu'il portait un costume affreusement 90's lors de la remise du prix, ou alors peut-être parce qu'il a battu Ronaldo d'un petit point, on oublie souvent que Matthias Sammer a obtenu le Ballon d’or en 1996. Pourtant cette année-là, il n'y a pas grand-chose à redire, tant le joueur du BvB a marqué de son empreinte l'Euro remporté par les Allemands – le premier titre de l'Allemagne réunifiée – mais aussi la saison de Bundesliga. Mais la carrière de Matthias Sammer est ainsi faite. Lorsqu'on pense Ballon d’or allemand, on pense Beckenbauer, Matthäus, Rummenigge, mais pas Sammer. Sa retraite anticipée en 1998 – due à une opération au genou qui a failli le laisser sur le carreau – alors qu'il avait seulement 31 ans n'a pas aidé à solidifier sa légende. Son caractère non plus. Fils de Klaus Sammer, ancien joueur et entraîneur au Dynamo Dresde, où il a par ailleurs commencé sa carrière, Matthias Sammer a toujours eu peur de ne pas être assez. De vivre dans l'ombre du père. Une peur qu’il compense, encore aujourd'hui en tant que dirigeant, par une ambition immodérée qui le fait volontiers passer pour un homme sans pitié. Ces dernières années passées à torpiller le Borussia Dortmund, son ancien club de cœur, et à s'engueuler avec Jürgen Klopp auront fini de faire de lui l'ennemi public numéro 1. Et il s'en contre-fiche. Matthias Sammer n'a jamais été là pour être aimé et pour caresser les gens dans le sens du poil. Qu'importe si cela joue sur sa réputation de joueur. Après tout, il n'était déjà pas le plus populaire des joueurs allemands lorsqu'il trottait sur les pelouses. Si, avant de se coucher, l’actuel directeur sportif regarde ses trophées, il doit être assez heureux. Hormis une Coupe du monde, qu'il aurait pu disputer en 1990 si l'Allemagne s'était réunifiée quelques mois plus tôt, il ne lui manque rien. Pas mal pour un type longtemps accusé d'avoir eu une carrière seulement grâce au bon vouloir de son papa. SS
 

12. Jürgen Klinsmann

À l’arrivée de Klinsmann à Tottenham en 1994, un journaliste duGuardian écrit un article intitulé «  Why I Hate Jürgen Klinsmann  » . Sa réputation de plongeur le précède. Quelques exemples marquants. La finale de la Coupe du monde 1990, où il fait expulser Pedro Monzón. La demi-finale de la Ligue des champions avec Monaco contre Milan, où il se tord de douleur après un tacle qui n’a rien touché d’Alessandro Costacurta. Pourtant, deux mois plus tard, le même journaliste réécrit l’histoire dans «  Why I Love Jürgen Klinsmann  » . Cette année-là, il fut élu joueur de l’année en PL. Partout où il est passé (Stuttgart, Inter, Monaco, Tottenham, Bayern, NM), le Golden Bomber a fait avancer les choses pour le mieux, et trouvé des gens pour l’aimer et le défendre. « Klinsmann n’était pas un plongeur  » , assure Berti Vogts, qui lui a confié le brassard à l’Euro 1996. Intelligent, jonglant sans peine entre les langues, élégant, talentueux, généreux, travailleur aussi, ambitieux, à la pointe de l’innovation, brave. Klinsi préfigurait l’Allemand citoyen du monde, aussi à l’aise en Italie, qu’en France ou en Angleterre, pour finir par habiter en Californie et chanter l’hymne américain en sa qualité de sélectionneur des Stars and Stripes. Pour certains, Jürgen est aussi un «  scheinheilige  » , un peu hypocrite sous des airs de saint, un peu donneur de leçons. Sans conteste l’avis de Matthäus, qui le déteste cordialement. Peut-être trop en avance, Klinsi le yogi s’est parfois planté dans des environnements trop figés à son goût ; au Bayern, notamment. Mais peut-on vraiment en vouloir à un homme qui a fini sa carrière de joueur sous un faux nom (Jay Goppingen) à Orange County Blue Star, en quatrième division américaine ?
 

 

11. Wolfgang Overath

Dans les années 70, l'Allemagne suit avec passion le duel à distance entre Günter Netzer et Wolfgang Overath. L'un est blond et joue pour Gladbach (puis le Real Madrid), l'autre est brun et joue pour le 1.FC Cologne. Les deux ont néanmoins un point commun : ce sont deux meneurs de classe internationale. Et si Günter Netzer est celui qui fait le plus parler de lui, les titres et la classe naturelle aidant, Wolfgang Overath n'est pas en reste. Arrivé à 20 ans au 1.FC Cologne, il remporte dès sa première saison la Bundesliga – édition 63/64, la première dans la formule actuelle. Avec le temps, Overath s'impose comme l'un des joueurs les plus importants de «  Kölle  » et du championnat, et participera même aux Coupes du monde 66 et 70. Blessé, il renonce à l'Euro 72 – que l'Allemagne remportera avec Netzer aux commandes – avant de reprendre sa place de titulaire en 1974, son ami Günter accusant le coup physiquement. Et s'il était un peu plus en retrait dans le privé, Overath ne se laissait jamais faire sur le terrain. Stratège, il organisait parfaitement les équipes dans lesquelles il jouait depuis le milieu de terrain. Et c'est justement parce qu'il avait un ami et rival comme Günter Netzer qu'il a été en mesure d'élever son niveau de jeu et de devenir l'un des meilleurs joueurs que l'Allemagne ait jamais eus. Toutefois, les aligner ensemble était impossible. Pour pouvoir faire évoluer les deux stars côte à côte, il aurait sans doute fallu jouer avec deux ballons. «  Mais même ça, ça n’aurait pas été possible ! Ou alors il en aurait fallu un troisième pour Franz Beckenbauer parce qu’il se plaignait lui aussi de ne jamais avoir la balle  » , rigole encore aujourd'hui l’ancien meneur de jeu de Cologne. Amicalement vôtre.AF



#30
Wunderbern

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:lol:  réduire Rudi Völler à son mulet "insulté" par Rijkaard, c'est bien du SoFoot quand même! Pas le plus sexy des attaquants, mais vraiment une machine à scorer dans la plus pure tradition allemande. 

 

Jürgen Kohler, le "monstre": un palmarès massif... et passé par les meilleurs clubs du moment: Bayern, Juve et BvB où il a laissé de bons souvenirs (surtout dans les deux derniers cités). Je me rappelle la muraille que c'était ce joueur...

 

Özil, clivant surtout parce qu'il ne joue plus vraiment le même rôle en sélection et parce qu'il est passé du Real à Arsenal (ce qui n'est pas loin d'être considéré comme la lose totale  :lol: ). Ce n'est vraiment plus le n°10 qui dirigeait brillamment le jeu de la NM entre 2010 et 2012, mais c'est surtout à cause de certains choix de Löw qui l'ont fait évoluer parfois en "faux-9" ou en ailier gauche, comme lors de la CdM 2014. 



#31
Roter Baron

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Özil bien haut quand même. Quand on voit la quantité de monstres qui l'entourent  :huh:


"Il faut te battre car le monde ne te fera pas de cadeau. Et si tu perds, alors tu perds, mais avec un moral de vainqueur" Lincoln Hawk


#32
Angelus

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Ozil, difficile à classer. Celui que je trouve haut, c'est Ballack. Devant Kahn, Klose et son record en coupe du monde, Bastian même ou encore Muller/Neuer ( enfin eux, dans quelques années seront bien plus haut dans un classement du genre ). Buh, c'est peut-être le temps passé qui me fait dire cela. 


#PEPisLOVE  


#33
JB6

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Özil, c'est spécial. Le voir 40ème ne m'aurait pas choqué, mais bon c'est un artiste donc c'est toujours compliqué à juger.

Voir Bierhoff aussi haut, ça fait mal quand même. 

On connaît le top 10, reste à savoir l'ordre. 

Franz, Lothar, Gerd; ça serait un podium magnifique. 

 

@Angelus    Ballack a eu la poisse éternel de jouer dans un Bayern de transition et dans une NM de transition. Trop tôt ou trop tard, jamais au bon moment. Je trouve sa place logique, car ça reste un des joueurs les plus complets du foot allemand. Il lui manque les titres, les gros matchs certes; mais le contexte joue tellement que bon. Mets-le dans le gros Bayern d'Hitzfeld ou la NM 2010's, c'est un carnage assuré 


Neuer / Thuram - Franz - Kohler - Maldini / Redondo - Effenberg - Gerrard - Matthaüs / Baggio - Ronaldo

#34
Angelus

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@Angelus    Ballack a eu la poisse éternel de jouer dans un Bayern de transition et dans une NM de transition. Trop tôt ou trop tard, jamais au bon moment. Je trouve sa place logique, car ça reste un des joueurs les plus complets du foot allemand. Il lui manque les titres, les gros matchs certes; mais le contexte joue tellement que bon. Mets-le dans le gros Bayern d'Hitzfeld ou la NM 2010's, c'est un carnage assuré 

 

Sans doute, clair que la mémoire se fait sélective sur ce coup et que le côté "champion du monde/vainqueur de la CL" de Bastian et cie, amène une vision toute différente de la chose. 

Pour le top dix, me demande si ils vont faire un coup. Placer Beckenbauer en premier, c'est presque trop facile mais cela devrait le faire. Pour ton top trois, me demande si ils vont pas le péter, et mettre Lahm à la place de Matthaus ou Muller. 


#PEPisLOVE  


#35
Flowman

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Neuer pas dans le top 10 voire 5, ça me rend triste  :(


Mon All-Time XI (que j'ai pu apprécier): 4-2-3-1: Casillas / Maldini - Ferdinand - Nesta - Zanetti / Busquets - Xavi / Shevchenko - Zidane - Messi / Ronaldo (9)


#36
Ebdlokn

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Perso je trouve egalement Ozil un peu trop haut dans ce classement, et je peux pas comprendre comment on peut le mettre devant Schweini. Schweini aurait merite le top 20 selon moi vu que c'est un peu le symbole de cette generation qui a remporte la CdM 2014 avec Lahm (qui sera donc dans le top 10).

 

Concernant Ballack je suis de l'avis de JB, c'est le joueur qui n'a pas evolue a la bonne periode. Mais franchement dans une equipe dominateur il aurait fait un carnage, c'etait une bete ce joueur (d'ailleurs la LdC 2008 c'est plus Terry qui fait qu'il la manque car lui avait pose ses couilles sur la tables durant la rencontre).



#37
Wunderbern

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Bah, Özil, à moins qu'il nous fasse une compèt' comme Platini l'a fait à l'Euro 84, il restera toujours "clivant". Le problème, c'est qu'en NM, il a montré du très très lourd par le passé et que depuis quelques saisons, il en montre moins et son rôle est moins gratifiant. Du coup, lors de la CdM, on a souvent retenu ses "ratés" mais on a un peu oublié qu'il fait quand même une grosse compèt'. 

 

Bierhoff, je crois qu'un peu comme Hrubesch, il y a le côté "histoire atypique" qui a joué: le mec totalement inconnu, qui a joué pendant des années dans des clubs de seconde zone, qui score deux buts en finale de l'Euro et qui devient du jour au lendemain, un serial-striker de top niveau. Je ne l'ai jamais trouvé monstrueusement talentueux, mais il était quand même un monstrueux buteur dans la lignée des Gerd Müller, Rudi Völler... : gros flair, excellent de la tête, adroit devant les buts. Le problème, c'est que sa "vraie" carrière commence à 28 ans... et donc ne dure pas très longtemps. 4 ans à tout casser, à 32 ans, en 2000, il est déjà sur le déclin: une dernière saison pathétique au Milan AC, puis le flop Monaco, etc, etc... C'est léger au final en comparaison d'autres pointures allemandes. 

 

Pour Ballack, je suis de l'avis de JB. Au final, il aurait suffit de deux ou trois matchs à l'issue différente pour que l'on en parle différemment de nos jours. Et qu'il soit considéré comme l'un des meilleurs de l'histoire du foot allemand. Je ne suis pas certain qu'avec lui, la NM aurait tout cassé en 2010: depuis l'Euro 2008, il était quand même contesté dans l'équipe et je crois plutôt que son absence à la CdM a un peu "libéré" certains joueurs. Et puis le problème de Ballack, c'est aussi la comparaison avec d'autres pointures de l'époque qui pèse un peu sur le personnage. Je me rappelle d'un Kaiser le comparant à Zidane. Quand tu vois la carrière et les titres du second, c'est quand même lourd à porter. Surtout qu'il n'avait ni le même rôle, ni les mêmes qualités... mais que ça ne l'empêchait d'être l'un des meilleurs de son époque. 

 

@Ebdlokn: pour Schweini, je trouve aussi que c'est compliqué à juger. Un peu comme certains joueurs, c'est plus sur la durée qu'il s'impose. Il a eu plusieurs vies le Schweini, des hauts et des bas. Il y a eu la pile électrique péroxydée qui essayait de secouer le cocotier à l'Euro 2004, le milieu offensif gauche qui semait le désordre dans les défenses mais que personne n'aurait échangé contre un CR7, un Malouda, un Ribéry ou un Robben puis le milieu relayeur-organisateur mis en lumière par Van Gaal, et enfin le sénateur qui distille ses bons matchs avec parcimonie et entre deux blessures. Avant le titre de LdC 2013 (puis la CdM 2014), Schweini, il traîne quand même aussi une sale réputation de "chat noir" et de joueur qui se rate au dernier moment. Le mec qui impressionne dans une compétition et disparaît dans le match final. Même lors de la finale 2013, Gündogan lui prend toute la lumière quand même. Finalement, il n'y a qu'à la CdM 2014 qu'il fait l'inverse: quasi-invisible/blessé pendant une grosse partie du tournoi et il sort un match de furieux en finale! 

 

Tout ça pour dire que Schweini, je ne l'ai jamais vraiment trouvé à ses postes, comme l'un des meilleurs du monde (à part entre 2010-2012 où il était en pleine bourre et peu blessé), ni comme l'atout n°1 des équipes dans lesquelles il a remporté des titres (le titre 2014, c'est plus la victoire de la génération de l'Euro U21 2009), mais un peu comme le gars qui gagne sur la durée, qui réussit à évoluer dans le temps, qui réussit toujours à trouver une place dans une équipe et un rôle sur le terrain (même si ce n'est pas forcément le plus gratifiant). Je l'aurai plus volontiers mis dans un top 20 pour cela, plus que par son talent pur...



#38
JB6

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Bierhoff, je crois qu'un peu comme Hrubesch, il y a le côté "histoire atypique" qui a joué: le mec totalement inconnu, qui a joué pendant des années dans des clubs de seconde zone, qui score deux buts en finale de l'Euro et qui devient du jour au lendemain, un serial-striker de top niveau. Je ne l'ai jamais trouvé monstrueusement talentueux, mais il était quand même un monstrueux buteur dans la lignée des Gerd Müller, Rudi Völler... : gros flair, excellent de la tête, adroit devant les buts. Le problème, c'est que sa "vraie" carrière commence à 28 ans... et donc ne dure pas très longtemps. 4 ans à tout casser, à 32 ans, en 2000, il est déjà sur le déclin: une dernière saison pathétique au Milan AC, puis le flop Monaco, etc, etc... C'est léger au final en comparaison d'autres pointures allemandes.

Je suis très surpris que tu le compares à Hrubesch. Horst a quand même une bien plus belle carrière. Bierhoff, c'est de 1996 à 1999 et basta quoi

Hrubesch, il est lourd plus longtemps. Deux finales de C1, avec en 1980 une grosse campagne (énorme en demi vs Real), primordial dans un club majeur de l'époque, très régulier. C'était un gars sûr, tu pouvais compter sur lui.


Neuer / Thuram - Franz - Kohler - Maldini / Redondo - Effenberg - Gerrard - Matthaüs / Baggio - Ronaldo

#39
Caplan

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Neuer pas dans le top 10 voire 5, ça me rend triste  :(

 

Neuer devant Kahn ça me derange un peu mais bon..


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#40
Kast38

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Neuer devant Kahn ça me derange un peu mais bon..

Oui mais froidement l'un est champion du monde. Quand Neuer aura fini sa carrière, il sera certainement de façon définitive devant.