Mardi 25 mars 2014, aux alentours de 21H50, le Bayern München vient de plier la Bundesliga après seulement 27 journées, en battant au passage son record de l’an passé avec une avance phénoménale de 25 points sur le deuxième. 79 buts marqués pour 13 encaissés,  Bref ce Bayern là a toujours aussi faim et ne laisse que des miettes à ses concurrents.  Quand d’autres équipes se reposent sur leurs lauriers après avoir réalisé un tel exploit (l’inter par exemple) à cause de mauvais choix, le Bayern lui cherche à démontrer qu’il veut s’inscrire sur le long terme et que un deuxième triplé d’affilé, (chose qu’aucune équipe au monde n’a jamais réalisé) n’est pas à écarter.

 

 

Qui aujourd’hui en Europe peut se targuer d’avoir une telle machine offensive?  Longtemps considéré comme le club de « losers » à l’image de la National Mannschaft, une équipe très séduisante mais qui s’écroule dans la dernière ligne droite, le Bayern a pendant un temps manger son pain noir.  Éliminé par deux fois en finale de C1 en 2010 puis en 2012 à domicile, second de Bundesliga derrière le BvB durant 2 saisons, les bavarois auraient pu être hanté par leur vieux démons et ne jamais franchir le cap qui leur permettrait d’être l’égal d’un Barcelone sur le plan sportif ou d’un Real Madrid (qui malgré un parcours européen faible, et une hégémonie barcelonaise continue d’être toujours « ultra médiatisé » et craint à travers la presse) au niveau médiatique.

Oui Messieur, le football allemand a toujours eu un côté « moche » pour les autres championnats, il n’a pas toujours été considéré comme un grand championnat alors que l’économie de ses clubs est saine comme jamais. Que dire de cele du Bayern, qui n’a aucune dette et réalise des bénéfices au point d’avoir des fonds lui permettant d’acquérir de grands joueurs ou entraineurs (Guardiola) et d’assumer leur salaire sans que cela n’entrave leur finance. Un exemple de modèle à suivre, même si l’affaire Hoeness en a ravi plus d’un, qui peut nier ce qu’à bati ce monsieur du football allemand? Si le bayern est aujourd’hui comme cela, c’est en (grande) partie grâce à lui. Demandez aux autres dirigeants de clubs ou du football allemand ce qu’il pense de Uli Hoeness et de ce qu’il a fait à la bundesliga. Mais bien sur , on préfèrera retenir ses leçons de morales à tout va alors qu’il a fraudé le FISC. On retient ce qui nous arrange quand on n’aime pas quelqu’un.

On entendra aussi que la bundesliga est un championnat faible, surtout depuis les larges victoires du PSG et du Real Madrid en Allemagne face au Bayer Leverkussen et Schalke04, et que les 25 points d’avances du Bayern sur le second le prouve. Pourtant avant que ce Bayern deviennent à la mode, avec Dortmund l’an passé, deux équipes ayant humilié le barça pour le premier et fais une démonstration face au Real pour l’autre, personne ne s’interessait réellement à la bundesliga. Doit on leur rappeler la récente domination du Borussia? le titre de Wolfsburg en 2009? celui de stuttgart en 2007? du Werder Brême en 2004? oui le Bayern gagne le titre très souvent, comme Le barça ou le real chez eux, comme Manchester united depuis plusieurs années. Pourtant on émet jamais de critique sur ses championnats où l’on trouve l’excuse de « deux ogres européens » en liga , qui seraient capable d’être champion dans d’autres championnat. Ah bon? et cela n’est pas valable avec le Bayern? qui aujourd’hui en Europe peut prétendre battre cette équipe sans la moindre difficulté? ou la battre tout court? Si aujourd’hui le bayern écrase la Bundesliga, c’est aussi parce que les autres s’entretuent entre eux, laissant le Super-Bayern s’envoler. Le BvB a vu son infirmerie plus remplie cette année qu’ele n’a du l’être sur 5 ans, le bayer leverkusen s’est effrondré depuis l’affaire du but fantome de Kiessling . 

Bref passons! Malgré le triplé de l’an passé, Guardiola a su insuffler encore aux joueurs cette faim qui caractérise tant les bavarois. Peu importe l’adversaire, les joueurs du Bayern imposent leur rythme pour au final s’imposer tout court. Pressing, possession, longue transversale, changement d’aile, dédoublement, combinaisons dans des petites espaces, jeu aérien. Le jeu offensif du Bayern ne connait presque pas de limite. Là où beaucoup était sceptique quand à la philosophie de Guardiola, à savoir la possession, ce dernier a tordu le coup de ses détracteurs en se remettant en question et en ayant à chaque fois fait les bons choix.

Tout d’abord son équipe n’est pas un barça bis, car là où les barcelonais péchés à savoir le jeu aérien que ça soit en phase offensive ou défensive, les bavarois excellent avec Muller ou Mandzukic. Ils ont un physique plus costaud sans pour autant perdre en technique. Jamais une équipe n’avait autant de joueur de qualités, interchangeable sans que cela ne se ressente sur la qualité du football pratiqué. Peu importe l’équipe mise en place, celle-ci reste un véritable rouleau compresseur.  La possesion de balle est devenu la nouvelle marque de ce Bayern qui était habitué à un jeu plus direct, avec plus de risque qu’aujourd’hui. Ça n’empêche pas ce bayern là d’être aussi bon offensivement, en atteste le nombre de buts marqués juste en championnat (79 buts) en seulement 27 journées. Une moyenne d’un peu plus de 3 buts par match!! plus de 50 matchs sans défaites et les records risquent de tomber encore les uns après les autres. Oui n’ayons pas peur des mots : Ce Bayern là a tout pour marquer l’Histoire de ce sport! Le titre de Bundesliga déjà acquis, tout les voyants semblent au vert pour conquérir une nouvelle coupe d’Europe, ce qui serait en soit un nouveau record car depuis la nouvelle formule, jamais une équipe ne l’a gagné deux fois d’affilée, et vu l’âge , l’ambition et l’envie de ses joueurs , tout porte à croire qu’ils en sont capables et que les plus belles années sont devant ce Bayern.

 

 

%d blogueurs aiment cette page :