En inscrivant le but de la victoire en finale de la Ligue des champions, Arjen Robben a propulsé son équipe en Coupe du Monde des Clubs. Il évoque la perspective d’un nouveau titre et l’image du Bayern.

 

Arjen Robben est au sommet de son art. Depuis de longs mois, il est l’une des pièces maîtresses d’un Bayern Munich redevenu dominateur sur la scène européenne. En finale de la Ligue des champions de l’UEFA, le Néerlandais s’est illustré en signant une passe décisive, avant d’inscrire lui-même le but de la victoire, synonyme de qualification pour la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Maroc 2013.

L’arrivée de Pep Guardiola coïncide avec un état de grâce pour l’ancien joueur du Real Madrid, qui enchaîne les buts. C’est donc un ailier en pleine forme que les spectateurs marocains espéraient retrouver pendant la Coupe du Monde des Clubs. « L’enjeu est de taille car il y a un titre à la clé et nous avons tous envie de le remporter. J’ai hâte d’y être ! », annonçait d’ailleurs l’intéressé. »

Malheureusement, touché au genou contre Augsbourg en Coupe d’Allemagne, Robben devra rester éloigné des terrains pendant plusieurs semaines. La Coupe du Monde des Clubs est donc terminée pour lui, avant même d’avoir commencé. Malgré ce coup du sort, l’ailier néerlandais est un interlocuteur de choix pour parler de la compétition, de la saison du Bayern et des ambitions des Pays-Bas à l’approche de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. FIFA.com l’a rencontré.

Arjen, que représenterait une Coupe du Monde des Clubs dans votre palmarès déjà fourni ?
Pour participer à cette compétition, il faut commencer par remporter la Ligue des champions. Ce n’est donc pas un tournoi à prendre à la légère. Je parle au nom de tous mes coéquipiers quand je dis que nous voulons remporter ce trophée. C’est le seul titre qui manque encore au Bayern. J’ai donc très envie de le gagner. Notre victoire en Ligue des champions nous offre cette opportunité. Nous irons donc au Maroc pour nous imposer. Un joueur qui entre sur le terrain a toujours l’ambition de gagner. Nous serons d’autant plus motivés à l’idée de compléter notre collection.

Avez-vous déjà commencé à étudier vos éventuels adversaires ?
Pas encore, car nous ne savons pas à qui nous aurons affaire. Cependant, je me prépare à disputer deux beaux matches, en espérant que notre deuxième sortie se fera en finale. Mais tout ceci va réclamer du travail. Quoi qu’il en soit, je m’attends à vivre une formidable expérience. L’année se termine et il serait intéressant pour nous de partir en vacances avec un titre supplémentaire en poche.

Une finale contre l’Atletico Mineiro de Ronaldinho serait-elle l’occasion de finir l’année en beauté ? 
Certes, mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Nous avons un match à jouer avant la finale. Pour que ce scénario se produise, nous devons commencer par remporter notre premier match… et l’Atletico Mineiro aussi ! Nous aurions tort de sous-estimer les autres équipes en lice. Il est important de bien négocier le premier match si nous voulons gagner le titre.

Quelle place tiendrait Jupp Heynckes dans un éventuel sacre ?
Nous avons gagné la Ligue des champions avec lui. Ce serait donc un peu son titre.

Quelle est la particularité de ce tournoi ?
Il rassemble les meilleures équipes de tous les continents, donc du monde. On pourrait objecter que le niveau est plus élevé en Europe, mais je trouve tout de même qu’il s’agit d’une belle compétition. C’est aussi une grande vitrine pour le football. Différentes cultures de jeu vont se retrouver face à face. Ce sera passionnant.

Vous souvenez-vous des participations du Feyenoord ou de l’Ajax à la Coupe Intercontinentale ?
Je crois que l’Ajax avait gagné la Coupe d’Europe et s’était ensuite imposé devant une équipe brésilienne. J’étais encore jeune mais je m’en souviens car il y avait une équipe néerlandaise. Je devais avoir dix ans. À l’époque, un titre de champion du monde représentait quelque chose d’énorme.

Ce tournoi est-il aussi l’occasion pour le Bayern Munich de se faire connaître à travers le monde ?
Sans aucun doute. Ces dernières années, nous nous sommes fait de la publicité en enchaînant les titres. Ce voyage au Maroc nous donne l’occasion d’aller plus loin. Nous voulons nous montrer sous notre meilleur jour. Espérons que les retombées seront positives, pour le club comme pour les joueurs.

Avez-vous noté l’intérêt que l’on porte désormais au Bayern Munich à l’extérieur des frontières de l’Allemagne ?  
Ça ne m’a pas échappé. C’est évidemment lié au succès que nous avons rencontré ces derniers temps. Depuis plusieurs années, les résultats sont excellents. Le club se développe à un bon rythme. Il est donc normal que sa notoriété suive la même trajectoire. J’ai remarqué ça aux Pays-Bas. Il y a encore dix ans, le Bayern n’était pas très apprécié. Mais depuis le passage de Louis van Gaal, les choses ont bien changé. Nous avons beaucoup de supporters là-bas, maintenant.

Est-il important d’aborder la trêve hivernale sur un succès en Coupe du Monde des Clubs ?
C’est important mais, même si nous ne gagnons pas, il faudra repartir du bon pied. L’année prochaine s’annonce chargée. Les titres vont tomber en mars et en avril. Il faudra que nous soyons présents.

En marquant le but de la victoire en Ligue des champions, vous avez mis un point final à la compétition. Rêvez-vous de faire de même l’été prochain au Brésil ?
On ne peut pas comparer les deux situations. Mais si ça se reproduit, je prendrai peut-être ma retraite (rires). Il faudra cependant beaucoup d’éléments favorables pour que les Pays-Bas soient à nouveau en finale.

Qui sont vos favoris ?
Le Brésil, l’Allemagne et l’Espagne. Derrière, il y a plusieurs équipes dangereuses.

Dont les Pays-Bas ?
Pas encore, mais je suis optimiste. Nos supporters attendent de nous que nous allions le plus loin possible et que nous soyons champions du monde. Toutefois, je pense qu’il faut garder les pieds sur terre. Actuellement, certaines équipes sont plus fortes que nous. Il n’y a pas de honte à le reconnaître. C’est plutôt une bonne nouvelle pour nous : nous pouvons encore progresser d’ici à la Coupe du Monde. Il faut avancer pas à pas.

Qui sont vos favoris dans la course au FIFA Ballon d’Or ?
Chacun des 23 joueurs qui se trouvent sur la liste mérite d’être là. Le Bayern compte six représentants. C’est un bon résultat, qui reflète la réussite que nous avons connue la saison passée. À mon avis, il y a plusieurs candidats légitimes. Nous avons remporté le titre le plus important. Une telle récompense individuelle est un honneur particulier et un gigantesque compliment pour un footballeur. Je suis très fier de figurer parmi ces 23 champions. C’est une belle liste, pleine de grands joueurs. Toutefois, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi sont à part. Dans ces conditions, je ne saurais vraiment pas dire qui va l’emporter.

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Quelques derniers chiffres sur la billetterie :

– 17.000 billets achetés par les supporters brésiliens de l’Atlético Mineiro.
– 8.000 pour le public bavarois.
– 1.000 pour les chinois de Guangzhou.

==> Total : 100.000 billets vendus sur les 197.000 places disponibles au 04/12/2013.

 

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