Ce match aura été le match de tous les superlatifs. Un match d’attaquants plus que de défenseurs tant les rideaux défensifs ont souffert dans les 2 camps.
Le meilleur match de l’histoire, un match d’anthologie, une symphonie mémorable, les journalistes spécialisés ne manquent pas de formulations pour souligner ce qui s’est passé ce mardi au Parc des Princes à Paris. Deux belles équipes, un respect mutuel, de l’envie et un vraie spectacle comme rarement le football moderne a pu nous en proposer. Une finale avant la lettre qui n’aura déçu personne, si ce n’est les parisiens qui auraient pu espérer une issue terminale plus favorable (en menant 5-2), ou les bavarois qui auraient pu – eux aussi – espérer encore mieux au final en égalisant voire en l’emportant.
Les flèches parisiennes (Kvara, Dembélé notamment) auront fait beaucoup de mal aux flans munichois, mais sur les 30 dernières minutes, le Bayern peut nourrir quelques ambitions pour le retour qui devraient une fois encore être propice à de nombreux buts, les 2 équipes offrant un jeu porté vers l’avant.
Individuellement, si Olise et Diaz ont brillé en rendant une copie de très haut niveau mettant Mendes, Pacho et surtout Marquinhos au supplice (notes 8 et 9 dans l’Equipe), Harry Kane – même si l’anglais aura été plus discret que d’habitude – écope lui d’un 7 probant par ses décrochages et ses orientations (il est passeur sur le 5-4 de Diaz…). SI le milieu a été très solide , c’est la défense bavaroise qui a donné des signes d’inquiétudes. Davies (3) a été pris de vitesse par Doué, Tah (4) a souvent joué à contretemps en étant incapable de résister à Dembélé, pendant que Stanisic a trop souvent oublié l’insaisissable Kvara. Upamécano (5), buteur, n’a pas pu empêcher la défense de prendre l’eau.
Mais la vraie déception doit être portée sur Manuel Neuer, qui globalement n’aura été que peu sollicité (5 tirs cadrés 5 buts pour le PSG). Sur le 1-1 (Kvara), le portier allemand n’est pas irréprochable, comme sur son placement sur la tête décroisée de Neves. La fébrilité de Manuel Neuer (3) aura été sur son jeu au pied, manquant trop souvent de précisions. Mais sur sa ligne, Neuer reste un roc et espérons qu’il saura le démontrer mercredi soir.
Coté PSG, Mendes, Pacho et Marquinhos sont crédités d’un match très moyen, notamment le capitaine brésilien, en souffrance tout au long du match, à l’image du 4ème but de Diaz où le colombien a mystifié le taulier parisien…


