Que cachent ces bouts de sparadrap aux oreilles des joueurs du Bayern Munich ?
Certains ont pu croire à un pari, de ceux que les bandes de copains effectuent parfois : et si les joueurs du Bayern s’étaient tous fait percer les oreilles au même moment ? La réalité est plus terre à terre, relève de la science plutôt que d’un délire entre potes. À Munich, Michael Olise, Harry Kane et les autres s’entraînent régulièrement avec des bouts de sparadrap sur le lobe de l’oreille car c’est à cet endroit qu’on leur prélève une goutte de sang, une fois de temps en temps.
« Nous le faisons depuis un petit moment, cela ne date pas de l’époque Vincent Kompany (coach des Bavarois depuis juillet 2024), indique un salarié de la Saebener Strasse, le centre d’entraînement du club. Cela sert à effectuer des analyses, à mesurer l’intensité. » À quelques heures du match retour contre le PSG en demi-finales retour de la Ligue des champions (21 heures, mercredi), cet employé n’en dira pas beaucoup plus.
Mais les professionnels sondés par L’Équipe sont formels : il s’agit de « tests lactates », du nom de cette molécule qui permet notamment de fournir les muscles en énergie, en complément du système aérobie qui repose, lui, sur l’arrivée d’oxygène. « Les prélèvements sanguins, surtout au niveau du lobe de l’oreille, c’est forcément pour le lactate, indique ainsi Stevan Kervadec, préparateur physique qui accompagne des footballeurs dans les cinq grands Championnats. Cela permet de voir comment il est accumulé et utilisé. Grosso modo, ça sert à mesurer l’efficacité métabolique de l’organisme d’un athlète. »
(sources l’Equipe.fr)


