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Julian Nagelsmann toujours face à ses certitudes, expériences et limites ?

Ce matin, Le Bayern est dauphin de Union Berlin qui compte un match en retard à jouer ce dimanche.

Ce matin, 12 équipes se tiennent en 5 points de Union Berlin 17 points (-1 match) à Mayence (12ème, 12 points).

Le Bayern lui a enregistré un nouveau match nul (logique) sur la pelouse du BvB Dortmund. Les bavarois restent sur 4 nuls, 1 défaite pour 1 seule victoire sur ses 6 derniers matchs disputés… soit 7 points pris sur 18 possibles.

Comme l’avait souligné Léon Goretzka à l’issue du match victorieux face à un Bayer Leverkusen en perdition « il reste encore beaucoup de travail ». C’est le moins que l’on puisse dire.

Hier, le Bayern n’a pas maîtrisé son sujet jusqu’au terme du match (2-2). Des faits de jeu auront émaillés un Klassiker de toute beauté niveau intensité et engagements, même si ce point aura été cher payé, avec 2 blessés (de Ligt / adducteurs, et Davies / Commotion cérébrale).

A la pause, alors que le Bayern mène 0-1, Nagelsmann fait le choix de sortir Gnabry (très décevant une fois encore) pour le remplacer par Coman qui sera explusé à la 90ème, après 2 cartons jaunes. Cela aura eu pour effet de repositionner un bon Sadio Mané à la pointe de l’attaque. C’est surtout la sortie de de Ligt à la 62ème qui allait dérégler la machine bavaroise. Les rentrées de Adeyemi (54ème) et Modeste (70ème) auront tout changé, Stanisic étant totalmement dépassé par le premier. On connait la suite.

Le coaching de Nagelsmann aura été perdant. En seconde période, à plusieurs reprises, les bavarois se seront retrouvés pris en défaut par de longs ballons dans le dos des défenseurs. La faille de ce Bayern versus Nagelsmann est connue mais ce qui reste inquiétant c’est que Julian Nagelsmann n’a jamais pu remédier aux problèmes récurrents du Bayern: fébrilité défensive (lire ci dessus), inefficacité offensive et surtout des dispositions tactiques qui ne changent jamais au gré des adaptations adverses.

Julian Nagelsmann, annoncé comme un génie tactique, n’a toujours pas posé sa patte sur le jeu du Bayern. Quand on marque rapidement et que l’équipe adverse ne ferme pas le jeu, c’est un vrai ravissement. A l’inverse, quand l’adversaire presse haut, use de longs ballons et met le bus, ce Bayern est inoffensif et en souffrance.

A bien des égards, ce Bayern reste décevant, ne dégageant aucune maîtrise, et restant incapable de s’adapter, ce qui faisait sa force sous Pep Guardiola et à un degré moindre sous Hansi Flick.

Comme le disait Léon Goretzka, « il reste encore beaucoup de travail » et les supporters voudraient voir des axes de progrès et non ces immuables limites coupables qui plombent le climat autour du Bayern.

Le Bayern ne peut pas continuer de jouer sur 3 cylindres… avec tant d’approximations. Les supporters attendent plus.

Oliver Kahn et Hasan Salilhamdzic ont fait le job lors du mercato en mettant à la disposition de J Nagelsmann un effectif de qualité et riche, en totale concertation avec ses souhaits. Au génie de Julian Nagelsmann de s’exprimer désormais.

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