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la « Deutsche Qualität » par Viviane Asseyi

Le journal l’équipe accorde une large place à l’internationale française du FC Bayern, qui reçoit ce soir l’Olympique Lyonnais en phase de poule (4ème match).

Article intégrale (l’équipe.fr) :

Lors du rassemblement d’octobre des Bleues à Clairefontaine, Viviane Asseyi, l’attaquante du Bayern Munich battu (1-2) à l’aller à Lyon en Ligue des champions, s’était confiée sur son quotidien en Bavière où elle a signé en 2020.

« Le Bayern Munich se retrouve dans le même groupe que l’OL en Ligue des champions. Est-ce que les Lyonnaises suscitent la même crainte malgré la saison compliquée qu’elles viennent de traverser ?
Oui, ça reste Lyon. L’année dernière, elles ont prouvé qu’elles étaient humaines, qu’elles pouvaient faire de temps en temps une mauvaise saison. Ça reste de très bonnes joueuses qui composent l’une des meilleures équipes en Europe. C’est toujours bien d’affronter les meilleures équipes.

« Quand j’étais petite, je regardais les garçons à la télévision et je voulais jouer la Ligue des champions comme eux »

Vous avez dit qu’elles étaient humaines. Est-ce que ça peut donner plus de confiance avant de les affronter ?

Beaucoup d’équipes ont évolué. On le voit par exemple avec Barcelone (les tenantes du titre) qui est l’un des favoris. Nous aussi on a une bonne équipe, Chelsea, PSG, Lyon… Je pense que maintenant il y a beaucoup plus de concurrence. C’est bien pour nous et pour le public car il y a de meilleurs matches.

Cette saison, on est passé sur le format phase de groupes comme chez les garçons. Ce format vous plait-il ?
Franchement, j’aime trop, même si c’est la première année, c’est nouveau et qu’on est un peu plus fatiguées car on ne joue plus seulement le week-end mais aussi la semaine. Quand j’étais petite, je regardais les garçons à la télévision et je voulais jouer la Ligue des champions comme eux.

À quoi ressemble votre quotidien d’une joueuse au Bayern ?
Il est plutôt vraiment cool. On est dans un grand club. Quand je vois nos locaux à l’entraînement… On a aussi notre petit stade. Ils donnent beaucoup pour les féminines. Les terrains sont toujours au top, même en hiver ils sont toujours praticables. On se sent soutenues. C’est la « Deutsch quality ». Je me sens bien. C’est une grande équipe, avec des grandes joueuses. Il y a tout pour être bien là-bas, on est bien considérées. On a un bon groupe, on s’amuse bien, on travaille bien.

Avez-vous l’occasion de côtoyer les Français de la section masculine du Bayern ?

Munich, pour moi, comme je leur dis, chez les garçons, c’est un club français (rires). Il y a beaucoup de Français (Pavard, Lucas Hernandez, Coman, Tolisso, Upamecano, Cuisance, Kouassi). On n’est pas dans les mêmes locaux. Avec le coronavirus, ils avaient annulé pas mal de choses. Peut-être que cette année, on aura plus l’occasion de se voir, j’espère.

En revanche, il n’y a pas d’autre joueuse française au Bayern. Comment s’est faite l’adaptation ?
Saki (Kumagai, qui a joué à l’OL entre 2013 et 2021) et Sofia (Jakobsson, passée à Montpellier entre 2014 et 2019) pour moi, elles sont françaises (rires). L’adjoint (Jérôme Reisacher) est français aussi, ça m’a beaucoup aidée pour la traduction et pour expliquer l’organisation. C’est pour ça que je me suis rapidement intégrée dans l’équipe. Ensuite, tout le monde parle anglais et surtout, on m’avait mise dans de bonnes conditions pour bien jouer.

« Je voulais passer une étape, grandir dans le football. Mon rêve était de jouer à l’étranger, je voulais jouer la Ligue des champions »

Voyez-vous une différence entre ce que vous avez vécu avant et ce que vous vivez à Munich ?
J’ai fait différents clubs (Montpellier, OM, Bordeaux, notamment), chacun avait sa vision des choses. Je suis contente de tous les clubs que j’ai faits. J’ai toujours été bien accompagnée. Munich reste un très grand club européen, je savais qu’en y allant, ça allait être totalement différent. Ce n’est pas le même pays, la même mentalité.

C’est réellement plus carré ?
Tout le monde dit cela. On me dit que j’ai la chance d’être à Munich, parce qu’ici, ce sont les plus cool d’Allemagne. Je leur disais que je m’attendais à ce que ce soit carré. Ils sont carrés sur plein de trucs, mais je pensais que ça allait être strict. Ils sont vraiment cool, ils ne se prennent pas la tête, ils rigolent.

Ça valide une progression dans votre carrière d’avoir signé au Bayern ?
Bordeaux, ça se passait vraiment bien, j’étais bien. Mon rêve était de jouer à l’étranger. C’était un tout, il fallait faire un choix, ce n’était pas facile. Je voulais passer une étape, grandir dans le football. Mon rêve était de jouer à l’étranger, je voulais jouer la Ligue des champions, les premières places en Championnat, ça m’a poussée à partir. Ça faisait un moment que je parlais avec le Bayern, j’ai vu qu’ils me portaient un réel intérêt. »

La source L'Equipe.fr

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