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1er titre pour Julian

Le Bayern, après une préparation compliquée (3 défaites 1 nul) et un match nul à Mönchengladbach (1-1, J1), se devait de se ressaisir. L’affiche de la super coupe était une occasion exceptionnelle, au Signal Iduna Park, face à un BvB qui avait impressionné face à Francfort (5-2). Le Bayern l’a emporté, en livrant une copie solide bien que perfectible en ce début de saison. Mais cette première victoire sera aussi le premier trophée de Julian Nagelsmann, avec le Bayern mais aussi avec un club de l’élite.

Le match aura été plaisant avec beaucoup d’intensité

Au niveau des individualités, soulignons la solidité de Neuer (toujours vigilant, notamment sur une déterminante en se retrouvant seul face à Reus (19ème). Upamécano, critiqué injustement après Gladbach, aura livré une partie très aboutie, remportant 9 des ses 12 duels avec le Cyborg norvégien Erling Haaland. Niklas Süle, lui aussi critiqué, aura répondu présent, formant avec le transfuge de Leipzig une charnière centrale très prometteuse alors que Julian Nagelsmann peut aussi compter sur Hernandez et Nianzou. David Alaba devrait être vite oublié… Les latéraux auront aussi répondu présent, qu’il s’agisse du jeune Stanisic (préféré à Bouna Sarr qui le remplacera en fin de partie, étant à bout de forces ) ou d’un Alphonso Davies retrouvé par ses percussions offensives.

Le milieu aura tenu la maison dans un rôle plus ingrat et obscur, le duo Kimmich Goretzka manquant toutefois de lucidité en faisant parfois de mauvais choix ou des fautes techniques inhabituelles. Thomas Müller aura su lui se montrer précieux, derrière Lewandowski, en participant activement à l’animation offensive. Les déceptions sont venues des ailes, avec un Gnabry qui tarde à retrouver son niveau (même s’il est passeur décisif sur la tête victorieuse de Lewandowski (1-0). Coman, lui, même s’il aura fait quelques débordements, aura déçu par son manque de clairvoyance dans la dernière passe. Enfin, citons Leroy Sané, toujours inconsistant, et jouant avec une nonchalance de plus en plus déconcertante et un statut de « star » qui tarde à justifier sur la pelouse. Pour terminé, comment ne pas évoquer l’efficacité de Lewandowski (doublé) et ses prises de balle, directes ou en pivot, toujours précieuses. Tolisso (passeur avec quelques secondes de jeu en contant Akanji servant Lewandowski qui profita sans trembler de l’offrande du français) aura fait une belle rentrée, comme Jamal Musiala porteur d’avenir prometteur.

Côté BvB, Kobel a semblé emprunté, mais le jeu proné par Marcus Rose reste spectaculaire. Le pressing mis en place, allié à un Haaland tout en puissance et en vitesse, sera redoutable cette saison et les bavarois devront compter sur ce BvB. A noter que la défense du Bayern aura cédé à deux reprises avec deux buts refusés pour hors jeu (Moukoko, Haaland), prenant la défense bavaroise (encore perfectible) en défaut.

Une nouvelle défaite pour les Schwarzgelben (la 6ème consécutive toutes compétitions confondues face au Bayern), et beaucoup de frustration chez Marco Reus (altercation avec Kimmich puis Tolisso) et Erling Haaland (contacts virulents, impacts physique) sans oublier les excès d’humeur de Dahoud. Lorsque Reus a réduit le score (1-2 64’), le BvB a repris espoir, Haaland invitant les supporters à donner de la voix. 10 minutes plus tard, Lewandowski allait faire baisser l’intensité de la rencontre par son doublé.

Une victoire non contestée, et méritée, même si le Bayern a montré quelques faiblesses (lorsque le BvB pressait en début de rencontre), et quelques signes d’inquiétudes (le Bayern paraissant déboussolé après le but de l’espoir de Marco Reus). Mais le BvB aura su se montré séduisant même si le danger aura été limité aux seuls Reus et surtout Haaland.

Le Bayern aura signé le plus beau des hommages à Gerd Müller en remportant un nouveau titre.

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