Michael Olise : Partira ? Prolongera ? A quoi joue l’Equipe ?

Le Bayern Munich attend plus de 200 millions d’euros du Real Madrid : sur le marché des transferts aussi, Michael Olise est devenu un Galactique

Le journal « L’Equipe » a sorti une « une » provocatrice en titrant « Michael Olise, une envie de Réal ».
Cet article est étonnant car il va à l’encontre de ce qui se murmure dans l’entourage du joueur et celui du géant bavarois. Pour le Bayern, le joueur (sous contrat > 2029) n’est pas à vendre et ne sera pas vendu. Pour l’entourage de l’ancien pensionnaire de Crystal Palace, on s’orientait jusqu’ici sur l’envie du joueur de rester en Bavière, le club allant engager des pourparlers en vue d’une prolongation : M Olise pourrait à ce titre voir sa rémunération exploser, pour figurer parmi les 3 plus gros salaires du club, et peut être même le plus gros salaire (on parle de 25 M€ annuels).
Comment un journal comme l’Equipe, peut il se baser sur les seules rumeurs de « Foot Mercato » dont le manque de fiabilité est plus que contestable, ce que tout amateur de football sait.
Si le journal l’Equipe connait des difficultés financières, n’oublions pas qu’il est devenu victime du système en faisant du « papier » : L’Equipe a perdu son âme depuis bien longtemps en faisant l’éloge de la FIFA et d’Infantino quand il ne devient pas l’organe de presse du Paris SG. L’Equipe titre et produit des articles pour que le lectorat achète, peu importe la véracité des informations. En osant citer sa source « Foot Mercato », l’Equipe montre ses limites désormais affichées au grand jour.
Le quotidien français affirme sans réserves que le joueur veut quitter le Bayern et veut jouer au Real, indiquant même le lobbying des internationaux français présents aux Etats Unis, comme Mbappé et Tchouameni. A lire l’Equipe, la volonté du joueur est ferme et assumée. Le joueur, lui, conformément à sas habitudes et son tempérament, ne s’est jamais exprimé. Les journalistes de l’Equipe supputent…
Mais l’Equipe précise également que le joueur n’est pas à vendre, même pour 500M€ (on peut en douter quand même…) et que par le passé, le Bayern a su retenir ses meilleurs joueurs sans que la situation ne dégénère en conflit ouvert : on se souvient récemment de Upamécano, Davies et surtout Musiala, les dirigeants bavarois ayant lâché des salaires XXL… et des primes très incitatives. On se souvient aussi de l’épisode Ribéry, qui aura prolongé au final, dans un contexte sulfureux qui aura certainement facilité les issues heureuses, les dirigeants, Uli Hoeness en tête, apportant leur soutien à Kaiser Franck en pleine tourmente Zahia.

Si le joueur venait à céder aux sirènes madrilènes, ce serait étonnant, du moins cet été : le Bayern et le Réal ont toujours affirmé se respecter profondément et Michael Olise apprécie le Bayern avec un profond attachement à son entraineur Vincent Kompany. Mais Michael Olise apprécie aussi une tranquillité, que le club, les supporters, les médias et la ville de Munich respectent. S’il état inconnu en Angleterre et s’il est ménagé par la presse et l’environnement en Allemagne, il se retrouvera sous le feu des médias espagnols et les socios dans une frénésie qui ne conviendront pas à M Olise… qui devrait, avant tout, se poser les bonnes questions : rejoindre son pote Mbappé dans le plus grand club du monde (histoire et palmarès inégalable) dans un grand tourbillon qui pourrait le déstabiliser complètement au regard de ses principes et ses valeurs, où continuer de progresser encore quelques années dans un des plus grands d’Europe qui lui assure une qualité de vie sans pareils et des émoluments similaires à ceux que pourraient lui offrir le Réal de Florentino Perez…

L’Equipe.fr:

Pour convaincre le Bayern Munich, impassible jusqu’ici, de lui céder son international français, séduit à l’idée de jouer à Madrid, le Real aurait à dépenser entre 200 et 250 M€. Un montant record qui reflète la vitesse rare à laquelle la valeur marchande de Michael Olise a grimpé.

Michael Olise n’a peut-être pas réussi à faire perdurer son niveau de jeu habituel sur les derniers matches à élimination directe des Bleus à la Coupe du monde (Paraguay, Maroc, Espagne), mais cela n’a pas empêché l’international français de passer dans une autre dimension cette saison. Une dimension que peu de joueurs sont capables d’atteindre dans une vie.

Il a compilé 22 buts et 31 passes décisives toutes compétitions confondues avec le Bayern, 5 passes décisives en 7 matches de Coupe du monde. Et à chaque fois, le natif de Londres a terminé meilleur passeur des compétitions majeures dans lesquelles il a été aligné – avant les deux derniers matches de la Coupe du monde, il a une unité d’avance sur Lionel Messi et deux sur Kylian Mbappé. Tout cela, combiné à sa double casquette d’ailier « faux pied » moderne et de meneur à l’ancienne qui en fait un profil rare, a contribué à faire exploser sa cote.

Pour le déloger du Bayern Munich, où il est sous contrat jusqu’en juin 2029, le Real Madrid aurait à envoyer une offre comprise entre 200 et 250 M€, des chiffres vertigineux que seul le PSG a été en mesure d’aligner pour lever la clause libératoire de Neymar au FC Barcelone en 2017 (222 M€).

Selon les données du site Transfermarkt, la valeur marchande intrinsèque d’Olise (hors transfert) s’élève à 150 M€, ce qui le place à la 4e place mondiale, derrière Lamine Yamal et Erling Haaland (200 M€) et son compatriote Kylian Mbappé (180 M€), à égalité avec Pedri, et devant trois Parisiens (Vitinha, Neves et Kvaratskhelia, tous évalués à 140 M€). À la 2e parmi les joueurs français, juste après Mbappé, et à la 1re de Bundesliga, loin devant Jamal Musiala (100 M€). Et si l’on s’attarde sur sa courbe de valeur, on distingue une croissance exponentielle assez rare, presque sans précédent.

Après sa formation instable – il a fréquenté les académies d’Arsenal, de Chelsea et de Manchester City -, Olise a entamé sa carrière dans un club loin du gratin, Reading, ce qui n’a pas gonflé son « prix » contrairement à l’arrivée de Pedri au Barça par exemple. Crystal Palace l’a acheté au montant de sa clause libératoire, en juillet 2021, soit 9 M€.

Michael Olise sous le maillot de Reading, son premier club pro, en décembre 2020 en Championship. (PA Images/Icon Sport)

Michael Olise sous le maillot de Reading, son premier club pro, en décembre 2020 en Championship. (PA Images/Icon Sport)

Là-bas, dans un club plus renommé mais assez loin de l’élite européenne, sa valeur a augmenté puisqu’il est alors devenu un joueur régulier de Premier League, le Championnat le plus riche du monde où des transferts de joueurs ordinaires peuvent se négocier à bien plus de 30 M€.

Le sien vers le Bayern, à l’été 2024, a rapporté 53 M€ au club londonien, soit près de six fois le prix d’achat, trois ans plus tôt. Et c’est là, après avoir démontré ses qualités dès sa première saison, quelles que soient les compétitions et les adversaires, que sa cote est encore montée en flèche. Entre-temps, il a gagné ses galons d’international. Un autre facteur important, car pas moins de dix Français sont valorisés à 70 M€ ou plus.
(crédit photo « L’équipe »)

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