Alors que 2013 touche à sa fin, Thomas Müller entend conclure l’année en beauté : « Je veux gagner la Coupe du Monde des Clubs », annonce-t-il à l’occasion d’un entretien avec FIFA.com.

 Cela fait maintenant cinq ans que Thomas Müller a débuté sa carrière professionnelle sous le maillot du Bayern Munich. Depuis, la vie de cet attaquant de 24 ans a beaucoup changé. Il a décroché le Soulier d’Or adidas à l’issue de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010 et atteint les demi-finales de l’UEFA EURO 2012 avec l’Allemagne, puis il a réalisé un incroyable triplé avec le club bavarois en 2013. Si Thomas Müller ne compte pas parmi les plus fins techniciens, son jeu demeure extrêmement efficace et important pour l’équipe. Ses qualités et sa ruse font de lui un élément inévitable, que ce soit avec la Mannschaft ou au sein d’un Bayern pourtant riche en stars.Alors que l’année 2013 touche à sa fin, il entend bien la conclure en beauté : « [i]Je veux gagner la Coupe du Monde des Clubs[/i] », annonce-t-il à l’occasion d’un entretien avec [b]FIFA.com[/b]. Il parle également de sa façon de jouer, de son métier et du grand rendez-vous mondial 2014 au Brésil.
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Thomas, vous êtes professionnel depuis 2008. Qu’est-ce qui a changé depuis tout ce temps ?[/b]
C’est difficile à dire. Je suis plus vieux ! (rire) ! Les choses avancent à un rythme intensif. Dieu merci, je ne me suis jamais blessé, je joue donc presque sans interruption depuis quatre ans et demi. Les vacances en été ne représentent chaque année qu’une courte pause. Ça donne l’impression que les saisons se mélangent un peu.

[b]Quel est votre plus grand souvenir de votre parcours jusqu’à présent ?[/b]
La Coupe du Monde 2010 et ma première saison restent bien sûr des moments forts. Personne ne s’attendait à tant de réussite. Nous avons aussi atteint la finale de la Ligue des champions. C’était fantastique !

[b]Préférez-vous jouer en attaque, sur un côté ou dans une position plus centrale ?[/b]
Cette année, comme les précédentes, j’ai effectivement joué à plusieurs postes. Ce n’est pas une nouveauté pour moi. J’ai toujours fait ce que l’entraîneur me demandait. Cela dépend aussi du match et de l’équipe en face de nous. L’adversaire défend toujours différemment.

[b]Comment décririez-vous votre style de jeu ?[/b]
Je travaille très dur et je fais tout pour gagner. Je pense que je sais ce que je dois faire, quel rôle je dois jouer selon le poste auquel on me place. J’essaie toujours d’apporter ma contribution. Dans mon cas, ça se traduit par beaucoup d’investissement. Si je veux faire un bon match, je dois beaucoup courir. J’essaie aussi tout simplement de compléter mes partenaires, pour que l’ensemble soit cohérent sur le terrain. On dit souvent que je suis un peu fou, mais je ne vois pas les choses comme ça. Tout ce que je fais a un sens !

[b]Quelle importance revêt à vos yeux la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA ?[/b]
Cette compétition est peut-être plus importante dans le reste du monde que chez nous, en Allemagne. Mais si j’y participe, je veux absolument la gagner, surtout qu’il n’est pas facile de se qualifier pour ce tournoi. Remporter ce titre serait un superbe complément à notre triplé de la saison dernière. La Coupe du Monde des Clubs manque à notre palmarès et c’est pour ça que je veux la remporter. Je suis très motivé pour ramener le trophée à la maison.

[b]Avez-vous déjà étudié le jeu de vos adversaires potentiels ?[/b]
Nous savons qu’il y aura des équipes de tous les continents. Leur football est parfois différent de celui qu’on pratique en Europe. Ce sont les meilleures formations de chaque continent. Nous partons peut-être favoris, mais il va falloir être à la hauteur.

[b]Aimeriez-vous vous retrouver en finale contre les Brésiliens de l’Atlético Mineiro?[/b]
Jouer la finale serait déjà une bonne chose. Contre un club brésilien, ce ne serait pas mal non plus, ça pourrait faire une sorte de répétition avant 2014 (rire).

[b]Si vous remportiez le titre, le dédieriez-vous à Jupp Heynckes ?[/b]
Bien sûr, il y serait pour beaucoup. Nous avons remporté avec lui  un triplé largement mérité. C’est grâce à lui que nous avons gagné le droit de venir jouer au Maroc et de disputer ce tournoi. Si celui-ci a lieu en décembre, Jupp Heynckes n’y est pour rien.

[b]Après une année éprouvante, est-il difficile de se motiver pour tout donner pendant ce tournoi ?[/b]
Pas du tout. Et si c’était un match de Coupe d’Allemagne, on ferait également tout pour le gagner.

[b]L’édition marocaine verra la mise en place de la technologie sur la ligne de but. Qu’en pensez-vous ?[/b]
Je trouve ça plutôt positif, ça ne fait de mal à personne. Et l’autorité de l’arbitre n’est pas remise en cause, la technologie n’est là que pour l’aider.

[b]Vous avez dit qu’il était difficile de se qualifier pour la Coupe du Monde des Clubs. Pensez-vous que ce sera la seule chance de votre carrière de remporter ce titre ?[/b]
Non, pas du tout. Revenir disputer cette compétition avec le Bayern doit de toute façon être un objectif. Je crois que nous ne sommes pas les plus à plaindre. Ça ne fait pas longtemps qu’on a réalisé ce triplé, c’est vrai, mais nous sommes déjà tournés vers les prochains titres. Tout ça va parfois un peu vite, d’ailleurs. On ne parle que de ce qui est à venir, si bien que notre performance risque de perdre de sa valeur. C’est un peu l’impression que j’ai, en tout cas.

[b]Regrettez-vous que le monde du football soit si rapide et qu’il n’y ait que très peu de temps pour savourer les succès ?[/b]
Regretter, ce n’est pas le mot. Quand les succès s’enchaînent, la signification de ce qui a été accompli est de moins en moins grande. Quand on gagne beaucoup de matches, on n’attend pas de vous que vous gagniez simplement le prochain, mais que vous le fassiez avec l’art et la manière, ce qui est une réaction tout à fait normale. Les gens ne s’en rendent pas compte. Leurs attentes envers nous sont simplement de plus en plus élevées après tout ce qu’on a déjà réalisé. Mais en tant que joueur, c’est compliqué à gérer. Admettons qu’on arrive en quarts de finale de la Ligue des Champions : personne ne verra ça comme une réussite, non, ce sera normal. Les moments de joie deviennent donc de plus en plus rares.

[b]Remarquez-vous que le Bayern Munich grandit sans cesse et a acquis une renommée mondiale ?[/b]
On remarque effectivement que le Bayern est très apprécié en ce moment. Nous avons une bonne image, nous donnons de la joie, du plaisir aux gens. Il n’y a presque pas d’aspects négatifs dans le regard que l’on porte sur nous, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. On parlait encore du « FC Hollywood » ou de l' »arrogant Bayern ». Tout ça, c’est maintenant du passé et notre image est positive partout, ou presque.

 

Source : http://fr.fifa.com/clubworldcup/news/newsid=2229615/index.html

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