Niko Kovac s’apprête à vivre une seconde saison consécutive sur le banc du Bayern. L’exercice ne s’annonce pas de tout repos, alors que le vestiaire semble toujours en opposition avec certaines options tactiques du germano-croate. Imposé par Uli Hoeness, Niko Kovac aura tenu bon et il mérite à ce titre le respect. Ensuite, n’oublions pas que Niko Kovac peut aussi être considéré comme la première victime du système Hoenessien.

Le technicien aurait demandé des joueurs, sans qu’il soit écouté. Si Perisic semble un souhait de Kovac (confirmé par Rummenigge lui même alors que le joueur de l’Inter ne suscitait pas l’unanimité au sein du board), Mandzukic l’était également mais sur cette dernière option (back up de Lewandowski), Kovac n’a pas été  écouté: Mandzukic avait pourtant l’avantage de vouloir venir, pas cher (10 M€), avec une expérience XXL, parlant allemand et connaissant parfaitement la maison Bayern. Niko Kovac n’a pas été soutenu, avec aucune autre alternative… pendant que Brazzo est devenu inaudible depuis 15 jours… La gouvernance du Bayern a clairement évolué : observateurs comme supporters ont du mal à s’y retrouver… en attendant le départ d’Hoeness et l’arrivée de Kahn au titre d’un renouveau devenant de plus en plus indispensable.

En cas d’échec, il serait trop simple de mettre tous les maux du Bayern sur les seules épaules de Niko Kovac. Dans tous les cas, le board devra assumer ses choix, ses orientations, ses décisions. Espérons que ces temps ne soient pas trop douloureux ni rapides, même si l’AG de novembre pourrait être… houleuse tant la gouvernance du club est apparue hésitante et incohérente ces dernières semaines. Kovac ne pourra pas être le seul fusible en cas d’échec.

 

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