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Le Bayern peut il éviter une crise interne majeure ? Nagelsmann seul responsable ?

Entre un Herbert Hainer quasiment absent, un Ollie Kahn débutant, et un Salilhamdizic clivant qui impose ses choix et orientations avec les pleins pouvoirs du board , le Bayern est au bord d’une crise interne qui couve depuis plusieurs mois. Le départ d’Hansi Flick était annonciateur des difficultés actuelles et les 6 premiers mois brillants de Nagelsmann sont désormais loins…

Il se dit que Nagelsmann ne pourrait plus travailler dans les meilleures conditions et qu’il n’a pas toutes les cartes en main. Les choses seraient très compliquées pour lui et que des tensions importantes existeraient entre lui et la direction du club (Brazzo ? Kahn ?). On évoque ici les joueurs que Nagelsmann auraient souhaiter, mais aussi les dossiers des prolongations qui trainent en longueur, ce qui aura immanquablement pesé sur le groupe dans le vestiaire.

Si le directeur sportif est sur la sellette, on ne peut pas passer sous silence le bilan de Julian Nagelsmann qui – sauf catastrophe – devrait remporter un 10ème titre national consécutif avec le Bayern et son 1er à titre individuel.

Julian Nagelsmann a enregistré des défaites cuisantes, Francfort et Bochum, et une piteuse élimination de la coupe d’Allemagne avec un 5-0 sans appels. L’élimination d’hier soir dès les 1/4 de finale de la LDC pèse lourd dans la balance ce matin.

Sa gestion du groupe est contestée (peu de turn over, des joueurs titularisés malgré leur méforme, des joueurs appelés à évoluer sur des postes qui ne sont pas les leur, des joueurs qui jouent sur des côtés inadaptés (Gnabry, Sané), comme son style de jeu eu sa défense à 3 alors que le Bayern était une machine à gagner avec son immuable 4-2-3-1.

Julian Nagelsmann, par ses expériences et ses lubies (il prône un jeu spectaculaire et offensif très exigeant en terme d’intensité et de justesse technique) a échoué et le titre de champion d’Allemagne sera plus le fruit de l’irrégularité des adversaires que le fruit de la qualité du jeu bavarois.

Et que dire de ses compositions, de ses changements ? Sa science tactique reste elle toujours sujette à caution, tant le Bayern est prévisible et lisible. Pire, devant une équipe sui fait bloc, le jeune transfuge de Leipzig n’a jamais été en capacité de démontrer toutes ses qualités annoncées.

Celui qui se veut l’adepte de Guardiola (ne dit on pas de lui qu’il est un entraineur pétri de talent, surnommé  « Pep junior » ?) aura déçu, tout simplement.

Des choses ne fonctionnent plus au Bayern et ce Bayern ne pourra plus nourrir de grandes ambitions dans ces conditions dans les prochaines années. Le sextuplé de 2020 était trompeur.

En actant le départ d’Hansi Flick, pourtant considéré comme l’entraineur idéal au Bayern, le board a misé gros sur Nagelsmann : actuellement, le pari osé est perdu…

Les années précédentes, les éliminations étaient de justesse, ou sur des actes de jeu contestable ou des erreurs d’arbitrage, le Bayern ayant toujours montré un  beau visage, même en étant éliminé (sauf lors de l’élimination en LDC vs Liverppol sous Kovac). Cette saison, malgré un tirage favorable (tant en poule qu’en 1/8 et en 1/4), la route semblait tracée. Même avec des absences majeures (Goretzka et Davies notamment), il y avait la place pour passer. Mais Julian Nagelsmann a failli, le technicien étant aux yeux de nombreux observateurs le premier responsable.

Sans oublier que Julian Nagelsmann n’assume jamais ses propres erreurs, préférant responsabilité un contexte ou ses propres joueurs (Upamécano et Pavard pour ne citer qu’eux, au demeurant parmi les meilleurs bavarois hier). Et que dire de sa suffisance ? son arrogance ? alors que le jeune technicien n’a strictement rien démontré en terres bavaroises qu’il chérit tant… pour l’instant.

 

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