Après avoir côtoyé les étoiles, retour sur terre pour le Bayern

Défaite sans appels à Hoffenheim (4-1)

Il fallait bien que cela arrive un jour. Après 32 matchs consécutifs (toutes compétitions confondues) sans défaite et 31 victoires (10 mois, depuis décembre 2019), le Bayern est tombé à Hoffenheim face aux hommes de Sébastian Hoeness qui confirme ses débuts parfaits sur le banc d’un club de l’élite.

Mais cet après midi, le Bayern a chuté lourdement et les joueurs avaient perdu le goût de la défaite (Cf photo). 4-1 score sans appel même si les hommes de Flick ont tenu le cuir (71% de possession), se créant 16 occasions (13 pour TSG), pour 16 tirs (17 TGS) dont seulement 4 cadrés (8 TSG).

Robert Lewandowski l’avait dit, les joueurs sont épuisés, ayant enchainé de nombreux matchs depuis la reprise de la Bundesliga, la finale de la coupe d’Allemagne, la fin de la campagne européenne et la super coupe UEFA. Beaucoup de matchs, beaucoup de victoires et de trophées, mais aussi une accumulation d’efforts physiques. Hansi Flick avait décidé de débuter sans Süle, Goretzka, Hernandez. Davies retrouvait son poste, et Tolisso était lui associé à Kimmick au milieu, le jeune Zirkzee suppléant Robert Lewandowski à la pointe de l’attaque.

Le score fut sans appels (4-1), Joshua Kimmich entretenant un espoir en permettant au Bayern de revenir à 2-1 (score à la pause). Un score logique, les hommes d’Hoeness ayant parfaitement exploité les trop nombreuses failles défensives bavaroises, notamment par Alaba encore très décevant et avec un Benjamin Pavard fébrile. Dominés dans le jeu et la possession, le TSG allaient se montrer tranchant et dangereux en de multiples occasions, frappant même sur la transversale. Sans un grand Neuer, le Bayern aurait subi une véritable correction, même si le score est déjà lourd.

Le Bayern est de retour sur terre, après avoir côtoyé les étoiles ces dernières semaines et avant de retrouver le BvB en super coupe d’Allemagne. Vu l’état de fatigue des munichois, qui feront face à la détermination des jaunes et noirs avides de revanche, le match de mercredi soir s’annonce très délicat à négocier.

De toutes évidences, le groupe d’Hansi Flick n’est pas assez étoffé, et on ne remplace pas facilement un Thiago, voire un Perisic et un Coutinho. Les départs des 2 premiers (que Flick souhaitait conserver) laissent des trous abyssaux en terme de choix tactiques et opportunités, le groupe bavarois – malgré l’apport d’un Sané qui n’est toujours pas à 100% – a beaucoup perdu qualitativement et quantitativement. Le match face à Séville avait déjà donné quelques signes annonciateurs de futures déconvenues.

La question qui se pose ce soir nous ramène immanquablement au board et à Hasan Salilhamdzic, le Bayern ayant quasiment fait une croix sur le jeune Dest (19 ans) qui a finalement préféré le Barçà de son compatriote Ronald Koeman. Mais le Bayern n’est pas en danger. La saison débute et le mercato est toujours ouvert (dead line 5/10). Mais après avoir une fois encore hésité sur plusieurs pistes, le FC Bayern est dans l’impasse. Va t on une fois encore vivre une fin de mercato agitée avec des prêts de dernières minutes pour des joueurs en situation précaire (Götze ?).

Lewandowski et d’autres cadres ont su soutenir Hansi Flick lorsque ce denier a interpelé sa direction pour recruter des joueurs, après avoir échoué à en conserver d’autres (Thiago, Perisic). Et n’oublions pas que les « vieux » Boateng et Javi Martinez sont susceptibles de quitter la Bavière…

La gestion du groupe interpelle, surtout venant d’un géant comme le Bayern Münich. Faisons confiance au board et à Brazzo pour concrétiser du sang neuf dans les prochains jours. A défaut, Brazzo (qui va avoir des journées remplies et des nuits agitées ces prochains jours), peut s’attendre à des « nervous breakdown » avec un « réveil pénible » pour reprendre les savoureux dialogues de Michel Audiard dans les Tontons flingueurs.

>> Lire par ailleurs les articles sur le mercato FCB, et « Brazzo à la croisée des chemins »

Cette défaite fait mal, mais elle peut aussi être salvatrice, Hansi n’étant aucunement en danger (même si la dernière grosse défaite du Bayern était un terrible 5-1 concédé à Francfort qui avait placé la tête de Niko Kovac dans un panier d’osier). Le Bayern a tout gagné et il domine l’Europe. Mais ce Bayern doit aussi préparer l’avenir proche et reconstruire son banc, celui qui lui avait permis de tout gagner.

Le constat est sans appels (miser sur les jeunes a ses limites) et Hansi Flick le dit et le répète depuis des semaines. Sera t il – enfin – entendu par ses dirigeants qui craignent eux une saison très difficile, sportivement et surtout économiquement au regard de la Covid-19.

Messieurs du board (y compris Brazzo), surprenez vos supporters ! On compte sur vous. Mia San Mia.

 

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