Que sont ils devenus ? Opus 10

Paul Breitner

Paul Breitner n’aura jamais laissé indifférant par ses choix, ses attitudes et ses provocations. Né en 1951 est un pur bavarois de souche et commencera sa carrière comme arrière latéral. Il débutera sa carrière professionnelle en 1970 au Bayern, qu’il quittera en 1974 après avoir conquis le titre mondial avec la RFA. Une fois au Réal Madrid, celui qui sera appelé l’enfant terrible du football allemand règlera ses comptes avec Franz Beckenbauer en dénonçant le dictature du Kaiser qui contrôlait tout au Bayern selon P Breitner, le rebelle. Le Réal était aussi une provocation, et Breitner répondait ainsi à Cruyff en 1974 qui avait indiqué que jamais il ne jouerait dans un pays fasciste (régime Franco).

Après 3 saisons en Espagne, Breitner revient à l’Eintracht Brunswick 1977-1978, ce qui est un choix jugé très étonnant par les observateurs. Un an plus tard en 1978, c’est le grand retour de Paul Breitner au Bayern, appelé par Uli Hoeness alors que Franz Beckenbauer est lui parti au Cosmos New York.

A partir de 1978 (le club connait une de ses pires saisons en terminant 12ème du championnat et avec des stars vieillissantes comme Gerd Müller ou Hans Goerg Schwarzenbeck), c’est le temps de la reconstruction autour du duo « Breitnigge » contraction de Breitner et Rummenigge. Ce seront de superbes années, malheureusement non couronnées de succès européens avec une finale de C1 perdue face aux anglais d’Aston Villa.

Le retour de Breitner au premier plan (il reviendra aussi en équipe nationale et perdra aussi la finale du mondial espagnol en 1982) est remarquable car il sera monté d’un cran sur le terrain en tant que milieu « inter » (8). Si Rummenigge sera couronné Ballon d’Or en 1980 et 1981, Breitner sera lui Ballon d’argent en 1981 et joueur de l’année en Allemagne la même année.

Avec le Bayern il gagnera 5 titres de champions 1972 1973 1974 1980 1981 et deux coupes 1971 1982 et une C1 1974. Il sera champion du monde (1974) et d’Europe (1972) avec la RFA.

En 1983, il raccroche les crampons et reste dans la sphère du Bayern en s’occupant un temps de la cellule recrutements. Dernièrement, alors que le Bayern enregistrait des périodes tumultueuses avec un Kovac contesté, Paul Breiner avait très explicitement critiqué la gouvernance autoritaire d’Uli Hoeness qui avait fini par lui retirer ses accréditations en loges VIP à l’Allianz Arena, avec une rupture profonde et consommée. Paul Breitner a toujours dit ce qu’il pensait et c’était aussi une de ses qualités même si cela lui aura valu de nombreuses animosités.

Celles-ci furent nombreuses: par sa signature au Réal, le contexte Espagne fasciste opposé à ses idéologies de gauche assumées, les critiques envers le Kaiser, ou encore le fait qu’il accepte de raser sa barbe pour une publicité tout en vantant la marque d’un parfum en étant grassement rémunéré : c’était un des précurseur en terme de merchandising et de droits d’image… malgré ses idéologies politiques.

Citons aussi qu’il fut nommé manager de l’équipe nationale en 1998… pendant seulement 17 heures, sa nomination entrainant de telles réactions critiques que le président de la DFB dut renoncer. Si Paul Breitner est « l’enfant terrible du football allemand », il est aussi depuis cette date »17 Stunden Bundestrainer » (l’entraineur de 17 heures).

Paul Breitner travaille encore comme consultant tv et chroniqueur de journaux, mais restait encore invité aux manifestations des anciens au sein de la famille… Le départ d’Uli Hoeness pourrait le rapprocher de la famille dont le board est désormais plus consensuel et moins autocratique comme le dirait Breitner lui même…

La source wikipédia Allemagne

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