Le PSG est-il vraiment le club le plus malchanceux au tirage au sort ? Probablement, disent les stats et les maths
Comme l’an dernier, le PSG a droit à un tirage au sort très corsé dès la phase de ligue de la Ligue des champions. Sans doute l’un des pires possibles selon les statistiques avancées. Pour son retour dans la compétition, l’OM peut aussi estimer avoir manqué de chance au tirage.
Sur le papier, la répartition des équipes en quatre chapeaux avant le tirage au sort doit permettre une certaine homogénéité dans la difficulté proposée aux 36 clubs en lice en Ligue des champions. En pratique, certains clubs peuvent s’estimer chanceux… en attendant les matches.
À l’extérieur : FC Barcelone, Bayer Leverkusen, Sporting Portugal, Athletic Bilbao
Pour Opta, seul le Bayern a un programme plus compliqué que le PSG (Cf photo)
Au-delà des impressions des supporters qui pourraient crier au complot ou se sentir persécutés par les algorithmes du tirage au sort, les statistiques avancées permettent de donner une certaine idée de la difficulté du programme des 36 engagés. Opta a utilisé son propre power ranking pour mesurer les obstacles qui se posent sur le chemin des clubs. L’an dernier, son modèle statistique avait d’ailleurs reconnu que le PSG avait le lot d’adversaires le plus pimenté.
Pour les maths, Newcastle encore moins chanceux que le PSG
Le mathématicien Julien Guyon, professeur a l’École nationale des ponts et chaussées, a mis au point une autre méthode pour classer les équipes de la moins à la plus chanceuse. Pour chaque club engagé, l’idée est de calculer la distribution de probabilité de la force moyenne des adversaires potentiels et de mesurer l’écart avec la force des équipes effectivement sorties. Afin d’avoir l’analyse la plus fine, le calcul ne prend pas en compte le coefficient UEFA des clubs mais le classement Elo : par exemple, le PSG n’est que le sixième club européen le plus fort pour l’UEFA mais le troisième selon la méthode Elo.
Conclusion, le PSG a bien été frappé par la malchance jeudi soir à Monaco, et l’OM dans une moindre mesure. L’indice de (mal) chance des Parisiens est 1,3. Autrement dit, ils n’avaient qu’1,3 % de chances d’avoir un tirage au sort plus compliqué. À l’inverse, les Chypriotes de Paphos, invités surprises de la compétition, ont été particulièrement vernis au tirage, tout comme Copenhague ou l’Inter Milan.